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Le gouvernement ordonne l’émission de 118 000 milliards supplémentaires

Echoroukonline
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D.R

Le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), Mohamed Loukal a minimisé dimanche devant les députés le recours au financement non-conventionnel qui représente actuellement 28% du produit intérieur brut (PIB).

Le gouverneur de la BA a révélé une nouvelle demande de financement de l’ordre de 1187 milliards de dinars pour le mois de novembre, et ce sus fonds d’une baisse des réserves de change qui s’étaient établies à 82,12 milliards de dollars fin novembre dernier. Ce qui signifie que pas moins de 15.21 mds USD ont été dépensés au cours des onze premiers mois de l’année en cours.

S’exprimant devant les députés, Mohamed Loukal s’est attardé lors de son intervention sur la justification de la destination de l’argent emprunté par le Trésor public à la Banque d’Algérie dans le cadre de ce qui est appelé communément le financement non-conventionnel.

Ainsi, il a tenu à éclairer les choses quant aux 4005 milliards de dinars (environ 44 mds USD) créés, expliquant que le taux de financement non conventionnel est passé de 19,7% du PIB fin septembre 2018 à 28% actuellement, et c’en comptant, en effet, la nouvelle demande pour financement non exploitée à ce jour.

Selon lui, les 4005 milliards de dinars créés étaient destinés à couvrir le déficit du Trésor public qui est de l’ordre de 1470 milliards de dinars, tandis que 2464 milliards de dinars étaient consacrés au financement de la dette publique.

Par ailleurs, il a fait savoir que 1400 mds DA étaient émis en janvier 2018, dont 900 mds DA représentent une avance destinée à couvrir partiellement le déficit du Trésor public et 500 mds de DA représentant une affectation octroyée à la Caisse nationale des retraites (CNR).

En outre,  un montant de 420 milliards DA a été également émis, dans le cadre de la même formule, dont 100 milliards DA destinés au rachat des titres du Trésor public détenus par le Crédit populaire algérien (CPA), en contrepartie de l’assainissement des dettes du groupe Sonelgaz et 320 milliards DA au Fonds national d’investissement (FNI) qui prêtera à son tour ce montant au CPA, en vue de financer les arriérés de règlement des programmes de logement de type “AADL”, au titre des exercices 2017 et 2018, a-t-il ajouté.

D’après toujours le responsable de la Banque d’Algérie, le solde du compte du Trésor public auprès de la BA est créditeur de 1475 mds DA fin septembre.

Pour ce qui est du montant de la nouvelle demande de financement (1187,2 mds DA), “il sera destiné, dit-il, dans sa totalité au Fonds national d’investissement (FNI), à hauteur de 735,2 mds DA, tandis que 452 mds DA restants seront destinés à Sonatrach”.

En ce qui concerne le montant des titres émis dans le cadre du financement non conventionnel, au dernier trimestre de 2017, qui est évalué à  2185 milliards DA,  le gouverneur  a tenu à rappeler qu’il a été réparti comme suit :  570 milliards DA, pour le financement du déficit global du Trésor en 2017, 354 milliards DA pour le FNI, 452 milliards DA pour le rachat partiel des titres du Trésor détenus par la Sonatrach, 545 milliards DA pour le  rachat des titres du Trésor des dettes de Sonelgaz, et 264 milliards DA destinés au paiement de la première partie de l’Emprunt obligataire national.

Samira Belaâmeri / Traduit par: Moussa. K.

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