«Le Parti socialiste n’est plus un partenaire» de LFI, estime Mélenchon
Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon réagissait, dimanche, au choix du Parti socialiste de ne pas censurer François Bayrou et de négocier avec le premier ministre.
« Dimanche, je redeviens audible », avait annoncé vendredi Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Trois jours après le rejet de la motion de censure déposée par La France insoumise, jeudi, et le choix du Parti socialiste (PS) de ne pas la soutenir, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI, estime, dimanche 19 janvier, que « le Parti socialiste n’est plus un partenaire », selon BFMTV. « C’est un allié, et encore, de circonstance ». a-t-il poursuivi, invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI-Public Sénat ».
Les voix du Nouveau Front populaire, arrivé en tête des élections législatives anticipées, en juillet, se sont divisées jeudi, sur fond de négociations avec le premier ministre, François Bayrou, que Mélenchon décrit ce dimanche comme « un homme habile et extrêmement résolu, qui conduit sa politique comme un guerrier (…). Avec pour but de diviser ses adversaires ».
« Nous sommes censés être des alliés et des partenaires, et un des partenaires engage une discussion surprise avec le gouvernement et nous n’en sommes tenus informés d’aucune manière », a déclaré dimanche Mélenchon. « Nous sommes meurtris parce que nous nous sentons trahis, c’est une évidence », a-t-il ajouté. « Qu’allons-nous faire maintenant? »