Le retrait de l’argent transféré de l’étranger en devises est “désormais” autorisé
La Banque d’Algérie (BA) devrait annoncer ce jeudi les nouvelles mesures appliquées aux détenteurs de comptes bancaires en devises “euro et dollar” et ce dans le but d’inciter les Algériens à l’épargne en devises et à l’ouverture de nouveaux comptes en devises.
En effet, le gouvernement envisage d’augmenter le taux d’épargne en devises dans un contexte marqué par une difficile conjoncture financière que connaît le trésor public, après s’être rendu compte que les mesures “bureaucratiques” de certains établissements bancaires poussent les Algériens à ouvrir des comptes en devises à l’étranger, en particulier en Tunisie.
La Banque d’Algérie a réalisé les difficultés auxquelles sont confrontés les titulaires de comptes bancaires en devises ainsi que les épargnants potentiels en devises auprès d’un certain nombre de banques. Celles-ci refusent à ses clients l’ouverture des comptes en devises ou à la limite elles leur exigent en parallèle l’ouverture d’un autre compte en monnaie nationale. A cela s’ajoutent, l’exigence de titre de transport pour les retraits de devises, de demande de justificatifs lors du versement de devises dans les comptes qu’il s’agisse des virements reçus de l’étranger ou des dépôts en espèces, de remplissage d’un formulaire nominatif mentionnant les numéros de chaque billet de banque à verser au crédit du compte bancaire.
En outre, certaines banques exigent des justificatifs ou d’autorisation de la Banque d’Algérie avant le transfert de devises à l’étranger pour le paiement de certains frais tels que les soins ou la scolarité à l’étranger ou toutes autres dépenses.
Les épargnants en devises sont également confrontés à un problème de disponibilité de fonds insuffisante lors des demandes de retrait de devises, notamment pour le dollar américain, ainsi que la non disponibilité des petites coupures de billets de banque de moins de cinquante (50) euros.
Selon l’Agence de presse officielle (APS), le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal annoncera des nouvelles mesures complémentaires spécifiques à l’épargne en devises des particuliers, notamment l’inclusion financière liée à l’épargne en devises, et ce, dans le sillage de l’action portant sur les mesures d’assouplissement et de facilitation à l’ensemble des épargnants.
Dans son allocution prononcée en marge de la 5e session ordinaire du RND, Ahmed Ouyahia a déclaré que le bureau national de son parti appelle le président Bouteflika à poursuivre son œuvre tout en lui annonçant son soutien en vue de briguer un cinquième mandat.
Pour justifier la décision de sa famille politique, Ouyahia a précisé qu’elle était prise dans “l’intérêt de la sécurité et de la stabilité du pays”.
En annonçant le soutien officiel de sa formation pour une 5e mandature de Bouteflika, le chef de file du RND semble prendre de l’avance sur son rival, en l’occurrence Djamel Ould Abbès, secrétaire général du FLN, qui s’est contenté quant à lui de parler de la poursuite de l’œuvre de Bouteflika, sans pour autant de parler d’un 5e mandat. Rappelons d’ailleurs que ce dernier a interdit aux militants de son parti d’évoquer cette question, laissant ainsi le soin au chef de l’Etat et à lui seul d’annoncer son désir ou non de rempiler.
La déclaration de celui qui se définit comme “l’homme des sales besognes” vient affirmer le soutien du RND à Bouteflika, comme il a su le faire lors des mandats précédents, et du coup Ouyahia renonce à son éventuelle candidature pour la présidentielle d’avril 2019, lui qui n’aurait d’ailleurs pas caché ses ambitions d’accéder à la magistrature suprême.
Dans un autre registre, il a fait savoir que l’Algérie payait un lourd tribut en raison de son attachement à ses principes, à l’autonomie de ses décisions, à son refus d’implication dans es manœuvres et sa lutte contre les plans malveillants.
Pour lui, le soutien de l’Algérie en faveur de “l’autodétermination de nos frère sahraouis” lui a valu des campagnes fallacieuses menées par ses voisins de l’Ouest, ce qui devrait hypothéquer l’avenir des peuples maghrébins.
Par ailleurs, il n’a pas manqué d’évoquer le phénomène de la drogue, en faisant référtence à l’affaire, qui continue de défrayer la chronique nationale et internationale, à savoir la saisie de 701 kg de la cocaïne au port d’Oran.
Pour conclure, il a tenu à réaffirmer les efforts consentis par les appareils de la sécurité, à leur tête l’Armée nationale populaire (ANP) en faveur de la mise en échec de tous les dangers qui guettent l’Algérie.
Imène Aouimer / Traduit par: Moussa. K.