Le tueur présumé de Chaïma identifié
Dieu est grand, A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. C’est par ces expressions que la famille Yousfi, ses proches et ses voisins ont fait un dernier hommage à leur fille Chaïma sauvagement tuée par ses ravisseurs, faut-il-le rappeler.
C’est dans un climat de chagrin et de profonde tristesse, qu’avait reçue la famille de Chaïma la nouvelle de sa mort tragique qui est tombée comme un couperet.
Vers 11 heures, Echorouk est arrivé au domicile de Chaïma, où étaient présentes de foules nombreuses de personnes, dont des proches, des hommes, des femmes, des élèves et des enseignants pour ne citer que cela, venus rendre un dernier hommage à Chaïma et à présenter leurs condoléances à sa famille attristée par la disparition de leur fille, victime d’un crime odieux.
Aux alentours menant vers la maison de Yousfi située à Mahelma aux hauteurs de Zéralda à Alger, les éléments de la Gendarmerie nationale étaient déployés au grand nombre sur les rues vers le domicile la victime, notamment après avoir appris que des jeunes devraient investir la rue en guise de contestation contre cet acte lâche.
Les lamentations de la maman de Chaïma ont attiré notre attention. En se rapprochant d’elle pour la consoler et tenter de la calmer mais en vain, car elle était très affaiblie, les larmes aux yeux. Affolée par la disparation de sa fille, la maman sanglotant lançait: « Où es tu ma lune?…je ne te reverrai plus jamais ».
Sa grand-mère et sa tante maternelle au visage pâle, n’ont pas pu également retenir leurs larmes.
Vers 13h30, le cercueil dans lequel est placé le corps de Chaïma, porté par les hommes sur leurs épaules pour l’enterrer, les femmes lamentées par la mort tragique ont décidé de sortir dans la rue pour exprimer leur ras-le- bol avant d’être empêchées par les hommes.
Par ailleurs, le capitaine de la brigade régionale de la Gendarmerie nationale de Zéralda, Salah Brahimi a affirmé hier à Echorouk que le ravisseur présumé de la victime âgée de 8 ans, aurait été identifié lequel se trouve en cavale.
La capitaine Brahimi a démenti les informations selon lesquelles la victime aurait été éventrée et éviscérée par ses ravisseurs.
Après 72 heures de recherches menées par les éléments de brigade de la Gendarmerie nationale de Mahelma, le corps sans vie de Chaïma a été retrouvé par un citoyen au cimetière de Sidi Abdallah qui a vite alerté la Gendarmerie. Arrivée sur le lieu du drame, plusieurs coups étaient visibles dans différentes parties de son corps. Face à cette situation, la police scientifique a été dépêchée pour prélever un échantillon sur le lieu du drame. L’analyse effectuée au niveau de l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) de Bouchaoui a permis d’identifier l’auteur principal responsable de l’enlèvement et de torture de Chaïma. Le corps de cette dernière a été autopsié au niveau de l’hôpital de Zéralda, mais le médecin légiste n’a encore prouvé si la victime aurait subi une agression sexuelle.