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Les enseignants contractuels menacent de compromettre le BAC

Les enseignants contractuels menacent de compromettre le BAC

Les enseignants contractuels ont menacé de boycotter l’enseignement au niveau des établissements scolaires au niveau national, le dimanche prochain, au cas où la tutelle ne prend pas en charge leurs revendications, à savoir leur intégration dans leurs postes actuels…

 

S’exprimant au forum Echorouk, la représentante du Conseil national des enseignants contractuels, Meriem Maârouf, a affirmé que les trois principales décisions qui ont été prises par les protestataires seront mises en œuvre à la fin de la semaine en cours. Il s’agit de quitter leurs postes de travail durant les deux derniers mois restants de l’année scolaires en cours (2010-2011), entamer une grève de la faim et en cas de non satisfaction de leur revendication, ces enseignants menacent de commettre un suicide collectif.

La décision de boycotter leurs établissements scolaires, deux mois avant les examens du baccalauréat ,a été prise il y a neuf  jours, à l’occasion du sit-in qu’ils ont observé devant la Présidence de la République. A  souligner dans ce contexte, que sur les 20 000 enseignants contractuels, un très grand nombre d’entre eux  ont des classes de terminales. Cela signifie que les cours restants aux candidats pour l’examen décisif du BAC ne seront pas assurés à deux mois seulement de ce grand rendez-vous.

 D’autre part, les enseignants contractuels se demandent pourquoi le ministère de l’ Éducation nationale a fait recours à eux lorsqu’il n’y avait pas de spécialités correspondantes aux postes budgétaires ouverts, et les avoir « jetés » par la suite. « Si nous sommes aptes et capables d’enseigner, pourquoi la tutelle refuse de nous intégrer dans nos postes, si nous ne sommes pas capables d’enseigner, pourquoi nous a-t-elle laissé enseigner durant plusieurs années. Ceci est un crime et les responsables devraient être jugés pour cela », estime la représentante des enseignants contractuels. Les protestataires précisent par ailleurs qu’en 2001 et 2002 le gouvernement a intégré, par arrêté, 50 000 enseignants contractuels, ainsi il (le gouvernement) devrait avoir le courage d’intégrer aussi les 20 000 enseignants contractuels restant dans le secteur.

Les invités du forum Echorouk estiment que le ministère de l’ Éducation nationale applique une politique de « bricolage » et ne pense pas entamer de véritables reformes. Pour rappel, la tutelle refuse d’intégrer les contractuels en jugeant qu’ils n’ont pas été formés dans les spécialistes qu’ils enseignent. Cependant, les enseignants contractuels estiment que la spécialisation n’est qu’un prétexte derrière lequel se cache le ministère pour les exclure. « Si vraiment les pouvoirs publics appliquent la spécialisation, pourquoi ne l’appliquent-ils pas dans les hautes sphères de l’État », s’interrogent-ils. Les enseignants contractuels regrettent, enfin, l’inexistence d’un cadre juridique qui protège leurs droits et qui le défend contre les mesures abusives de la tutelle. 

 

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