Les enseignants contractuels menacent : intégration ou suicide
Les enseignants contractuels qui se sont rassemblés devant la le siège de la Présidence, depuis trois jours, ont été matraqués, mercredi, par les forces de sécurité , lorsqu’ils avaient tenté de barricader la route menant vers la première institution du pays…
Ces confrontations auraient été transformées en des dépassements sans l’intervention de sages parmi les enseignants en parvenant à calmer les esprits de leurs collègues en colère. Les enseignants ont répété « pas de retour sans une décision d’intégration ». Ils ont crié d’une seule voix « le suicide collectif » « la marche pacifique, la police répressive ».
Meriem Maârouf, présidente du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC),a affirmé que son conseil organisera un « Vendredi d’intégration », bien qu’il soit un jour férié . Elle a dénoncé le recours des autorités à la force pour réprimer le mouvement de protestation des enseignants au lieu de tendre l’oreille aux préoccupations de ces derniers.
Meriem Maârouf a également déclaré que la journée de mardi a été marquée par une résistance et de solidarité avec leur collègue originaire d’Adrar qui avait tenté de se suicider. Il convient de rappeler que trois de ses collègues, tous de la même wilaya ont trouvé la mort, vendredi passé, à la suite d’un accident de voiture. Force est de souligner que l’un des commerçant à El-Mouradia avait offert des couvertures aux enseignants qui passent leurs nuits à la belle étoile devant la Présidence. Un autre citoyen de ladite localité avait offert 100 repas aux enseignants. Une femme enceinte de six mois, a même rejoint ces enseignants en colère.
Le Snapap a dénoncé le recours des forces de police à la force et à la violence contre les enseignants qui réclament leurs droits de manière pacifique. Le Snanap a également manifesté son soutien à ces enseignants et présenté ses condoléances aux familles des enseignants d’Adrar qui ont péri suite à un accident de la circulation.