Liban: La menace d’une invasion terrestre
Alors que l’armée israélienne a évoqué une possible entrée sur le sol libanais, la Communauté internationale fait tout pour éviter la guerre.
La France et les États-Unis ont proposé à l’ONU un cessez-le-feu temporaire de 21 jours au Liban pour permettre d’éventuelles négociations entre le Hezbollah et Israël. – Avec: Igor Sahiri, grand reporter BFMTV à Beyrouth (Liban).
L’armée israélienne a dit mercredi préparer « une possible entrée » au Liban pour y frapper le Hezbollah, contre lequel son aviation mène de nouvelles frappes meurtrières, après l’interception d’un missile tiré sur Tel-Aviv, au moment où la communauté internationale redoute un embrasement du Moyen-Orient.
« Nous attaquons toute la journée (…) pour préparer la zone à la possibilité de votre entrée (…) et continuer à frapper le Hezbollah », a déclaré à des soldats le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Herzi Halevia, lors d’un exercice à la frontière avec le Liban.
Joe Biden a de nouveau averti du risque d’une « guerre généralisée » régionale, même si le Pentagone a jugé qu’une offensive terrestre israélienne n’apparaissait pas « imminente ». Washington mène des « discussions actives » pour une trêve, selon un haut responsable américain.
Dans l’immédiat, Israël, qui affirme opérer pour permettre le retour de dizaines de milliers d’habitants déplacés du secteur frontalier par les tirs du Hezbollah, a poursuivi ses bombardements pour la troisième journée consécutive, concentrés sur le sud et l’est du Liban, deux bastions du mouvement islamiste soutenu par l’Iran.
A travers le pays, 51 personnes ont été tuées et plus de 220 blessées, selon les autorités libanaises, l’aviation israélienne ayant aussi visé des villages situés hors des fiefs du Hezbollah, dont Maaysara, au nord de Beyrouth.