L’opposition prône pour une phase transitoire
Plusieurs partis et personnalités de l’opposition se sont réunies ce jeudi dans les locaux du parti Talaie El Houryate, et ce afin de réitérer leur refus contre un cinquième mandat.
L’opposition présidée par Ali Benflis, affirme que la tenue d’une élection présidentielle dans de pareilles circonstances constitue un risque pour la stabilité du pays.
À la veille du troisième vendredi de marches, la réunion qui regroupait les figures les plus marquantes de la scène politique algérienne a mis en exergue la nécessité de reporter les élections présidentielles prévues pour le 19 avril prochain, ainsi qu’une phase transitoire pour sauver le pays.
Cette phase transitoire vise à préparer le climat politique en Algérie et à mettre en place les conditions légales pour garantir les droits et libertés du peuple dans le choix de ses dirigeants. Ni la nature de cette phase transitoire ni l’identité de ceux qui la mèneront n’ont été précisées.
Ali Benflis a estimé que la lettre adressée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika est provocatrice et en décalage profond par rapport aux objectifs fixés par les Algériens.
Quant à l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi, il affirme que les prochaines élections présidentielles représentent une menace pour la stabilité du pays, la cohésion sociale et l’unité nationale.
«Dans une rencontre de ce niveau et de cette taille-là, c’est difficile d’arriver à un consensus, surtout en une seule journée. Il y avait des propositions et des positions claires mais, en même temps, il y avait des divergences. Mais peut-être ça, ça peut aider pour faire le tri », observe Louisa Hanoune, présidente du Parti des travailleurs.
«Beaucoup disent qu’il faut débattre, négocier avec ceux qui sont en place, pour une transition, pour des réformes constitutionnelles et aller vers un autre processus électoral sur de nouvelles bases constitutionnelles et légales», affirme le président du MSP, Abderezzak Mokri.
Abderezzak.B/ version française: Rachel Hamdi