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Le hirak obtient gain de cause

Pas d’élection le 4 juillet

Echoroukonline
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Pas d’élection le 4 juillet

Le Conseil constitutionnel devrait annoncer officiellement le report des élections présidentielles prévues le 4 juillet prochain en l’absence de “sérieux candidats”, notamment après le retrait de trois chefs de partis de la course.
Du coup, le hirak populaire a eu gain de cause en obtenant le report de l’échéance, faute de garanties d’une élection transparente et en raison du maintien des 3B, dont Noureddine Bedoui, actuel premier ministre est présenté comme “un artisan de la fraude”.
Force est de souligner que le dernier délai du dépôt des candidatures au Conseil constitutionnel a expiré samedi à minuit, sachant que Abdelaziz Belaid, président du Front El Mostaqbal, Belkacem Sahli, président de l’Alliance nationale républicaine (ANR) et Ali Ghediri se sont retirés officiellement de la course.
C’est dire que le chef d’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, dont le peuple algérien réclame toujours son départ, a essuyé un autre échec après le boycott de la conférence nationale à laquelle il avait appelée tant par les chefs de partis, que par les personnalités nationales, à savoir la non-tenue des élections comme prévu, à savoir le 4 juillet prochain.

Rekhila : la solution, c’est l’application de l’article 103
En attendant la publication du communiqué du Conseil constitutionnel annonçant le report du scrutin, les Algériens se demandent sur des issues juridiques sur lesquelles s’appuyer pour ajourner ce rendez-vous électoral pour une seconde fois, après bien entendu le report de celui prévu initialement le 18 avril dernier.
A cet effet, l’expert en droit constitutionnel, Amar Rekhila estime que la solution réside dans l’application de l’article 103 de la Constitution permettant à l’institution constitutionnelle de déclarer le report sous prétexte que les candidats ne répondent pas aux conditions requises ou pour absence de candidats.
Selon notre interlocuteur, le CC devrait annoncer dans dix (10) jours ou moins le report des élections, ajoutant qu’il n’y aura pas de fait de période de transition dans la mesure où les tenants du pouvoir insistent sur la solution constitutionnelle.
Par ailleurs, il a indiqué qu’il pourrait y avoir recours à l’art 102 permettant au président par intérim, Abdelkader Bensalah de demeurer en fonction jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République dans un délai de 90 jours.
Pour sa part, le doyen de la faculté des Sciences humaines, Dr Youcef Kasmi a soutenu que “l’application de l’article 103 permettant de reporter les élections pour 60 jours supplémentaires”, tout en insistant sur la nécessité de respecter “le processus constitutionnel devant déboucher sur des solutions politiques consensuelles répondant aux revendications du peuple tout en respectant les institutions de l’Etat”.

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