Quand la CNR recourt à la dette pour payer les retraités
La Caisse nationale de retraite (CNR) a bénéficier d’un crédit à long terme de l’ordre de 600 milliards de dinars grâce à une convention signée avec le Fonds national d’investissement, et ce pour couvrir son déficit. C’est ce qu’a affirmé le Directeur général de la CNR, Slimane Mellouka.
Selon Slimane Mellouka, le déficit de la CNR devrait se situer pendant cette année en cours à 610 milliards de dinars, contre 560 milliards de dinars l’année précédente.
Lors de son passage mercredi à la Chaîne 3, le Dg de la CNR a indiqué que les recettes de la Caisse sont de l’ordre de 700 milliards de dinars, dont 100 milliards de DA représentent des subventions de l’Etat.
Des recettes qui permettent difficilement, à ses yeux, à la CNR de payer les pensions et les allocations de retraites.
Le même responsable a souligné que la Caisse a connu un déficit estimé à 560 milliards DA en 2018, contre 470 mds DA en 2017, 350 mds DA en 2016 et 250 mds DA en 2015.
Mellouka a fait également savoir qu’au vu du déficit de la CNR, les pouvoirs publics sont intervenus pour lui accorder une aide de 500 milliards de dinars et un taux de 1% de la fiscalité douanière. A cela s’ajoutent d’autres mesures prises par le gouvernement pour surmonter la crise, dont l’octroi d’un prêt à long terme de 600 milliards DA, au titre d’une convention signé avec le FNI.
L’invité de la Chaîne 3 a tenu à préciser que le déficit de la CNR était provoqué en premier lieu par les départs massifs des travailleurs en préretraite -avant l’âge légal de 60 ans-, avec notamment près de 300.000 dossiers de départ enregistrés à fin 2017.
Pour cette année 2019, il prévoit plutôt une stabilisation du déficit.
Ilham Bouteldji / Traduit par: Moussa. K.