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Entre l’Afrique et la France, les choses devraient changer

Quand le président ghanéen a laissé Macron bouche-bée!

Echoroukonline
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Quand le président ghanéen a laissé Macron bouche-bée!
D.R
Le président français Emmanuel Macron et son homologue ghanéen Nana AKUFO-ADDO

Dans un discours franc, lucide et sans ambages, le président ghanéen Nana AKUFO-ADDO a laissé le président français Emmanuel Macron sans voix en parlant de son pays, de l’Afrique et de ce qui doit être fait sur le continent sans pour autant attendre de l’aide de l’Europe ou de la France.

«Nous ne pouvons plus continuer a mener dans nos pays, dans nos régions, dans notre continent une politique sur la base de l’aide de l’Occident, de l’Europe, de l’Union européenne ou encore de la France», a dit le président ghanéen, avant de trancher: «Cela n’a pas marché, ça ne marche pas et ça ne marchera pas».

«Il est de notre responsabilité de trouver des moyens pour développer nos Nations par nous-mêmes », a-t-il insisté.

Parlant de son pays, Nana AKUFO-ADDO a dit que «Ce n’est pas juste qu’un pays comme le Ghana – 60 ans après son indépendance- continue a définir son budget de l’éducation et de la santé sur la base des financements provenant du contribuable européen ».

«Notre objectif n’est plus de compter sur ce que le contribuable français pourra nous donner», a-t-il martelé devant le président français visiblement vexé.

Cependant, le dirigeant ghanéen a dit que «Nous accepterons cependant tout apport que le contribuable français pourra nous apporter a travers son gouvernement. Nous n’allons évidemment pas tourner le dos a tout apport de l’autre».

Evoquant le continent africain, Nana AKUFO-ADDO a souligné que «malgré tout ce qu’il a subi, le continent africain reste celui qui détient plus de 30%  de toutes les ressources naturelles les plus importantes du monde. C’est le continent qui a de vaste terres fertiles et la plus grande population jeune».

Toujours sur l’Afrique, le président ghanéen estime que «Notre préoccupation devrait consister a nous demander ce que nous devons faire pour éviter que l’Afrique ne continue a mendier de l’aide et a demander de l’aumône dans ce XXIe siècle».

«Lorsque l’on regarde l’Afrique et que l’on considère ses ressources, juge-t-il, c’est l’Afrique qui devrait donner de l’argent aux autres pays».

Pour ce qui est de l’immigration, il a dit que «les phénomènes de migration ne sont pas nouveaux. C’est aussi vieux que l’humanité et cela s’explique  par le fait que les gens quittent leurs chez eux parce que leurs pays ne leur donnent aucun espoir »,  «Nous voulons que les jeunes africains restent eux-aussi en Afrique».

«Pour cela, nous devons refuser cet état d’esprit d’assisté. Cet état d’esprit qui consiste a demander qu’est-ce que la France fera pour nous », a-t-il insisté, ajoutant que «La France peut faire ce qu’elle veut de son propre gré. Et si cela coïncide avec nos intérêts, tant mieux!»

«Sans vouloir offenser le président français car je suis francophile et je n’ai aucun problème avec la coopération française, mais notre défi majeur, notre part de responsabilité, affirme-t-il, devrait être de créer les conditions nécessaires afin que nos jeunes cessent de braver tous ces dangers pour aller en Europe».

«Et si nous parvenons a nous débarrasser de cela,   de cette mentalité d’assisté, nous verrons  que dans une décennie l’Afrique émergera et en aura une nouvelle génération d’Africains. Et a ce moment, les indépendances dont on a parlé pendant la période dite de l’indépendance deviendront réelles et effectives », a-t-il soutenu.

Le 11 juillet 2019, le chef de l’Etat ghanéen est revenu sur la relation Afrique-Europe lors d’un dialogue avec les diasporas africaines initié par son homologue français Emmanuel Macron.

«Nos relations avec l’Europe sont naturelles. Vous regardez la géographie du monde, l’Afrique et l’Europe sont des partenaires naturels, il y a cette petite bande d’eau de la Méditerranée qui nous sépare», a-t-il rappelé

«Donc, quand vous regardez cela et que vous regardez aussi l’histoire qui s’est déroulée entre l’Afrique et l’Europe, c’est une relation naturelle et une alliance naturelle », a-t-il estimé, insistant toutefois a ce que cette «relation soit différente de la relation que nous avions précédemment». «Pourquoi est-ce que je dis ça? Cette relation a enrichi l’Europe mais n’a pas enrichi l’Afrique», a-t-il lancé devant les membres de la diaspora africaine présents a l’Elysée.

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