Transfert illicite de capitaux à l’étranger en baisse
Les transferts illicites de capitaux à l’étranger ont baissé spectaculairement depuis le début du Hirak le 22 février dernier, dont les éléments des Douanes ont déjoué des tentatives de transfert de 600 000 euros au cours des sept premiers mois de l’année en cours, alors que 6 milliards de dinars avaient été transférés à la même période de 2018.
Dans ce registre, Djamel Berka, chargé de communication à la Direction générale des Douanes, a révélé à Echorouk que les capitaux transférés à l’étranger depuis l’Algérie étaient en baisse à la suite des mesures douanières renforcées aux frontières aériennes, maritimes et terrestres.
Des mesures qui ont permis, selon notre interlocuteur, de saisir 600 000 euros rien que pour les sept premiers mois de l’an 2019. Un chiffre jugé insignifiant par rapport à la même période de 2018 où plus de 6.58 milliards de dinars avaient été saisis.
Le Centre canadien de surveillance des mouvements de capitaux a fait état de transfert de 10 millions de dollars de l’Algérie vers l’étranger durant les 7 premiers mois de l’année en cours, ajoutant que les experts redoutent que ces capitaux ne représentent « les sommes pillées » dont la justice algérienne s’emploie à les récupérer.
Pour l’expert en économie, Kamel Rezig, 90% des fonds transférés vers l’étranger étaient opérés sous de fausses identités, estimant qu’il était difficile de les récupérer dans ces conditions à moins qu’une approche spécifique ne soit adoptée dans ce sens.
Selon nos sources, cette baisse s’explique par l’incarcération des membres de la issaba (bande), ainsi qu’un certain nombre de ministres, de responsables et d’hommes d’affaires à l’origine de transfert illicite de près de 300 milliards de dollars.
Pour sa part, Tarek Kour, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption a estimé qu’il état difficile de définir le montant des capitaux transférés vers l’étranger.
Nouara Bachouche / Traduit par: Moussa. K.