Un an de prison avec sursis requis contre le garde des Sceaux français
Le procureur de la Cour de justice de la République a demandé une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre du garde des Sceaux français Éric Dupond-Moretti.
Le ministre n’a eu de cesse tout au long de son procès de nier les faits qui lui sont reprochés. En cas de condamnation, Éric Dupond-Moretti devra démissionner.
Après une semaine de procès, les réquisitions sont tombées. Le parquet a requis ce mercredi après-midi une peine d’un an de prison avec sursis à l’encontre d’Éric Dupond-Moretti, jugé par la Cour de justice de la République (CJR), a rapporté BFMTV.
Le ministre de la Justice est soupçonné de “prise illégale d’intérêt” dans deux affaires distinctes dans lesquelles il aurait profité de son statut de locataire de la place Vendôme pour régler ses comptes avec des magistrats côtoyés lorsqu’il était avocat.
Des audiences aux allures inédites
Depuis ce tribunal, qui est réservé aux ministres ou ex ministres jugés pour des faits commis dans le cadre de leur fonction, Éric Dupond-Moretti n’a eu de cesse de ferrailler.
Il faut dire qu’au-delà de la personnalité du prévenu, qui s’est qualifié lui-même de “bouillonnant”, le contexte est inédit. C’est la première fois de toute l’histoire de la 5ème République qu’un ministre est jugé par la CJR en étant toujours en poste.