Français

11 affaires de corruption éclaboussent Naftal

الشروق أونلاين
  • 3908
  • 0
Echorouk

Les services de sécurité spécialisés dans la lutte contre le crime économique enquêtent sur 11 affaires éclaboussant Naftal, dont la conclusion de marchés douteux, la surfacturation, la dilapidation des deniers publics,le favoritisme dans le recrutement ainsi que le faux et l’usage de faux.

Selon de sources de Echorouk, les services de sécurité spécialisées dans la lutte contre le crime économique ont agi après avoir reçu un rapport détaillé sur 11 affaires de corruption gangrenant d’importants filières de Sonatrach et lui engendrant de considérables pertes estimées à des milliards de dinars.Selon le rapport dont Echorouk détient une copie, la première affaire traitée concerne les marchés douteux conclus par la société algéro-française Batenco, en charge de rénovation des Centres Bitumes de Béjaïa et d’Alger à un coût global de l’ordre de 40 millions de dinars. Un montant qui a été surfacturé, selon le même rapport, en plus des retards accusés dans la perception de ces centres coïncidant avec la forte demande en la matière dans les grands projets, comme celui de l’autoroute Est/ouest.Quant à la seconde affaire, elle concerne l’attribution d’un nombre de projets de Naftal  à des sociétés privées accusant ainsi des retards allant de 6 à 24 mois. Des projets ayant été à l’origine d’importantes pertes enregistrées par ladite société à cause du prolongement des délais de réalisation et le non-respect des clauses contractuelles.En dépit de ces pratiques douteuses, les sociétés en question n’ont jamais été figurées sur la liste noire des compagnies à ne plus traiter avec Naftal en vertu des lois en vigueur du code des marchés publics. Le même rapport évoque une troisième affaire liée au favoritisme dans le recrutement des proches des syndicalistes, des responsables et des directeurs de la compagnie.Une enquête a également été diligentée sur le non-respect des clauses du code des marchés publics  par la société ainsi que la signature de marchés en violation des règlements avec la société espagnole  pour l’acquisition de 10 trains de transport d’hydrocarbures. Par la suite, des défauts ont été constatés sur ces trains qui ont été transférés vers la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) de Rouiba pour être réparés. Une opération qui a coûté plus de 1 milliard de centimes à Naftal sans autant demander au constructeur des indemnisations.Selon le même rapport dont Echorouk détient une copie, l’enquête menée par les services de sécurité spécialisés dans la lutte contre le crime économique concerne l’acte de vol de quantités considérables de carburant (essence/mazout) dont ont fait l’objet les centres de El Eulma à Sétif, de Remchi à Tlemcen et de Caroubier. En effet, 200 000 de m3 d’essence ont disparu en 2010, 250 000 de produits pétroliers raffinés ont disparu deux ans plus tard avant que les services de la Police judiciaire de Hussein-Dey  ne déjouent  une opération de vol début janvier de quantités considérables des mêmes produits. L’opération menée par les éléments de la PJ s’était soldée par l’arrestation de 19 fonctionnaires de Naftal.A ce lot d’affaires qui éclaboussent Naftal s’ajoutent tant d’autres, à savoir l’implication abusive des syndicalistes dans la gestion dans les affaires de la société,  du faux et de l’usage du faux…etc.  

 

مقالات ذات صلة