4 000 crimes commis par des élèves du moyen et du primaire
Le groupement régional de la Gendarmerie nationale d’Alger a mis en garde contre le phénomène de déperdition scolaire, dont bon nombre d’élèves ayant quitté l’école seraient impliqués dans des affaires criminelles.
Sur 11 556 affaires criminelles traitées par les unités de la Gendarmerie d’Alger dans les années 2010, 2011 et 2012, 4 487 ont été commis par des personnes ayant un niveau d’instruction très bas, a annoncé hier le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya d’Alger, le colonel Belksir dans une conférence de presse animée hier. Des jeunes gens ayant quitté l’école et n’ayant pas l’âge requis ou bien le niveau exigé pour poursuivre une formation professionnelle, seraient à l’origine de plusieurs centaines d’affaires criminelles perpétrées dans la capitale, selon une étude faite par le groupement régional de la Gendarmerie nationale d’Alger. En termes de chiffres, sur les 4 487 commis par des personnes ayant fait l’objet de déperdition scolaire, 2 485 ont été commis par des personnes ayant quitté l’école dès le cycle moyen, 1 514 par des personnes ayant quitté l’école primaire ainsi que 488 affaires ont été perpétrées par des personnes ayant fait l’objet de déperdition scolaire après avoir atteint le cycle secondaire.L’étude élaborée par le groupement de la GN a proposé aux autorités concernées une série de recommandations afin de prendre des mesures nécessaires afin de faire face à ce phénomène qui prend de proportions alarmantes.A ce phénomène, s’ajoutent d’autres facteurs comme la modernité si rapide et perturbée que connaît la société algérienne, les différents médias, l’exode rural, la déperdition scolaire… Les services de la Gendarmerie nationale ont affirmé la nécessité de penser à trouver des solutions efficientes à ce phénomène qui gangrène la société algérienne, et qui met en péril une des catégories les plus vulnérables.Les mêmes services ont mis ainsi l’accent sur la nécessité d’accorder une chance à la catégorie, objet de l’étude, en réaménageant le système éducatif de manière à ce qu’il soit compatible avec le dynamisme que connaît la société et d’œuvrer à réduire significativement le phénomène de déperdition scolaire.