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5 000 tonnes de produits alimentaires « avariés » et sans « label » sur nos marchés

الشروق أونلاين
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D’importantes quantités de produits alimentaires avariés et d’autres sur le point d’expirer sont proposés à la vente durant le mois de ramadhan par des commerçants sans scrupule. En effet, des fromages, des boissons et autres produits alimentaires ne portant aucune indication et mal emballés ont envahi nos marchés au su et au vu des autorités.

Une virée effectuée par Echorouk dans certains marchés populaires d’Alger nous a permis de constater l’anarchie qui y règne. Une multitude de produits ne portant ni label, ni adresse du producteur, encore moins la date de péremption sont proposés à la vente au su et au vu des autorités. En effet, des fromages, des boissons, notamment « cherbet » (produit à base de citron très prisé par les Algériens durant le ramadhan) et d’autres produits alimentaires ne portant aucune indication et mal emballés ont envahi nos marchés. Alors que certains citoyens refusent d’acheter des produits alimentaires sur le point d’expirer par précaution, d’autres en revanche les achètent en grandes quantités vu leurs prix bas. D’autre part, certains consommateurs n’hésitent pas à acheter des produits dont la provenance est inconnue.

Pour faire face à la vente de produits “douteux”, le porte-parole de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Hadj Tahar Boulenouar, a appelé à un contrôle stricte des produits alimentaires, notamment ceux dont la destination est inconnue. Dans ce contexte, il expliquera à Echorouk que les produits ne portant pas de (label) marque, ni l’adresse du producteur, ni la date de péremption représentent un véritable danger pour la santé du consommateur. En effet, ces produits « douteux » sont à l’origine de la majorité des cas d’intoxications alimentaires.

Par ailleurs, notre interlocuteur a déploré l’absence de la culture de consommation chez les consommateurs algériens. Dans ce sillage, il affirmera que le tiers des Algériens ne se donne même pas la peine de vérifier la date de péremption des produits qu’ils achètent. « La prolifération des marchés parallèles et la multiplication des commerçants activant dans l’informel sont à l’origine de la commercialisation de produits avariés et impropres à la consommation », a déclaré Hadj Tahar Boulenouar. Tirant la sonnette d’alarme contre ce « danger », il a dit que le volume des produits avariés écoulé sur les marchés algériens pourrait atteindre les 5 000 tonnes durant le mois de ramadhan.

Interrogé par Echorouk sur ce phénomène, le conseiller chargé de la communication au ministère du Commerce, Tifour Farouk, a indiqué que durant les dix premiers jours du Ramadhan, ses services ont enregistré 253 infractions liées à l’absence de label (marques) sur les produits alimentaires. Au total, plus de 10 487 infractions ont été enregistrées sur le territoire national durant cette période. Il s’agit notamment de 5 771 infractions liées aux pratiques commerciales et 4 416 infractions liées à la fraude. Des mesures ont été prises à l’encontre des coupables. Par ailleurs, Tifour Farouk a affirmé que 715 locaux commerciaux ont été fermés durant la première quinzaine du mois de ramadhan sacré.

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