Abou Al Bara est toujours en vie
Les enquêtes menées pour l’identification des terroristes arrêtés à l’issue de l’assaut donné par les forces spéciales de l’ALN ont révélé que Abou Al Bara qui serait tué dans la récente opération militaire est toujours en vie.
Parmi les trois terroristes arrêtés par les forces de l’ANP figurent deux Algériens, à savoir Abou Al Bara et Redouane ainsi qu’un Tunisien, Abou Talha. Le terroriste « Abou Al Bara » alias Derouiche Abdelkader, originaire de la wilaya de Tiaret, qui est toujours en vie a été arrêté avec deux de ses acolytes et contrairement aux informations qui circulaient selon lesquelles tous les auteurs de l’attaque terroriste contre le site gazier de Tiguentourine ont été abattus, a-t-on appris de sources dignes de foi.Actuellement, les trois assaillants arrêtés sont en train d’être auditionnés. Il s’agit de Abou Al Bara, Redouane, 21 ans, originaire de la wilaya d’Adrar ainsi qu’un terroriste tunisien Abou Talha âgé de 33 ans. Selon les déclarations des terroristes, le groupe terroriste serait entré depuis la Libye à bord de quatre voitures de types « V8 » et « V6 ». Il s’est avéré que ces voitures sans immatriculation et sans papiers étaient libyennes. Une fois franchi la frontière, le groupe a été divisé en deux petits groupes. Le premier étant dirigé par Abou Al Bara a pris pour cible la base de vie de Tiguentourine, tandis que le second guidé par Abderrahman «Le Nigérien» s’est dirigé vers l’usine du site gazier. Les deux groupes se sont mis d’accord de rassembler les otages au niveau de l’usine et de mettre de ceintures bourrées d’explosifs, tout en attendant ainsi de Mokhtar Belmokhtar de tenir des négociations avec les autorités algériennes. Les terroristes pensaient pouvoir mettre la pression sur le gouvernement algérien en prenant en otage de travailleurs du site gazier de Tiguentourine ainsi que par les considérables pertes économiques qui auraient voulu commettre en faisant exploser toute l’usine. Abou Al Bara avait voulu transporter les otages étrangers vers ladite usine avant de se retrouver nez à nez avec les forces de l’Armée nationale populaire (ANP) qui ont ouvert le feu dans le but de libérer les otages retenus par les ravisseurs.
Analyse des numéros de téléphones des travailleurs du site
Echorouk a appris de sources sûres que les services de sécurité œuvrent actuellement à collecter des données et des preuves sur l’attentat terroriste afin de découvrir les travailleurs qui seraient impliqués dans cette agression terroriste. Des travailleurs du site auraient alors fourni des renseignements sur le site aux assaillants, ce qui leur aurait facilité l’accès dans le site. Par ailleurs, une délégation japonaise ,représentant les différentes sociétés nippones ayant conclu des contrats avec Sonatrach, s’est rendue hier dans la base de vie d’In Amenas, avant de se rendre dans l’hôpital où se trouvaient 6 corps de ressortissants japonais tandis que 7 autres corps demeurent encore non identifiés.
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