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Affaire Saipem: d'importants pots-de-vin versés à Chakib Khelil et autres responsables

الشروق أونلاين
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D.R
L'ex-ministre de l'Energie et des mines, Chakib Khalil

Après l’annonce de l’ouverture d’une enquête pour corruption sur les activités de Saipem en Algérie, dont de nombreux hauts responsables algériens auraient reçu de pots-de-vin, à l’instar de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, l’administrateur délégué de Saipem, Pietro Franco Tali avait démissionné.

Une démission qui est intervenue au lendemain d’une enquête menée par le parquet de Milan sur  l’affaire de corruption de Saipem, dont de pots-de-vin ont été versés à des responsables algériens.

En plus ce cette démission,  le président du conseil d’administration de ladite société aurait  aussi mis  fin aux fonctions du directeur d’exploitation dudit groupe jusqu’à la conclusion de l’enquête.

Pietro Franco Tali aurait décidé de démissionner afin de permettre aux enquêteurs de mener à bien leur travail loin de toute pression.

Par contre, le groupe pétrolier italien ENI, qui détient 43% des actions de Saipem, qui est également pointé du doigt dans cette même affaire a démenti dans un communiqué rendu public « toute implication dans une affaire de corruption en Algérie sur laquelle enquête le parquet de Milan », et dit s’être attribué des projets à réaliser en Algérie en toute légalité et dans le respect des lois.

En effet, pour s’adjuger les mégaprojets de Medgaz et de MLE, le groupe pétrolier italien (ENI) aurait versé des pots-de-vin à hauteur de 256 millions de dollars à de hauts responsables du gouvernement algérien, en contrepartie de décrocher une transaction de 11 milliards de dollars, via l’intermédiaire, Farid Noureddine Bédjaoui, propriétaire d’une société-écran Pearl Partners Limited, basée à Hong Kong.  Ce dernier qui n’est autre que le neveu de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bédjaoui, est l’un des importants intermédiaires du groupe pétrolier italien.

Du coup,la police financière a mené avant-hier (jeudi) des perquisitions aux sièges d’ENI et de Saipem et au domicile du directeur général de l’ENI, M. Scaroni à Milan. Ce dernier a été soupçonné d’avoir participé à au moins une rencontre afin de faire obtenir à ENI et Saipem un marché de 11 milliards de dollars.

Dans le même sillage, le directeur financier d’ENI, Alessandro Bernini, qui était directeur financier à Saipem au moment des faits, a quitté son poste.

Force est de constater que malgré l’éventuelle implication de hauts responsables algériens dans l’affaire de corruption qui éclabousse le géant italien Saipem, les autorités algériennes n’ont toujours pas bougé le petit doigt afin d’élucider et de mettre toute la lumière sur cette affaire scandaleuse.

 

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