Amnesty International met en garde: «Les forces de sécurité ne doivent pas recourir à une force excessive contre des manifestants pacifiques»
L’ONG de défense des droits humains Amnesty International a fait part dans un rapport publié ce mercredi de ses principales préoccupations en matière de droits humains en Algérie en 2018.
Selon eux,les forces de sécurité algériennes doivent s’abstenir de recourir à une force excessive ou inutile pour disperser des manifestants pacifiques qui protestent contre l’intention du président Abdelaziz Bouteflika de briguer un cinquième mandat.
Depuis le 22 février, des manifestations majoritairement pacifiques se sont succédé dans toute l’Algérie, organisées notamment par des avocats, des étudiants et des journalistes opposés à ce qu’Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis près de 20 ans, se présente pour un cinquième mandat lors de l’élection présidentielle du 18 avril,a déclaré Amnesty International à quelques heures de nouvelles manifestations organisées le 1er mars à travers le pays.
«Tandis que la tension monte en même temps que la contestation, Amnesty International demande aux autorités algériennes de faire preuve de retenue, de respecter les droits des manifestants et de ne pas faire usage d’une force excessive ou inutile pour réprimer des manifestations pacifiques », a déclaré Magdalena Mughrabi, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
«À l’instant présent, le monde a les yeux braqués sur l’Algérie, et la façon dont le gouvernement choisira de répondre à ces manifestations sera un indicateur crucial de la force de son engagement à respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.
À l’instant présent, le monde a les yeux braqués sur l’Algérie, et la façon dont le gouvernement choisira de répondre à ces manifestations sera un indicateur crucial de la force de son engagement à respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.
Rachel Hamdi