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Après avoir dénoncé la corruption, 3 agents de Protection civile limogés

الشروق أونلاين
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Après avoir déposé auprès de la justice et des services de la Police judiciaire des dossiers sur la corruption et du pillage de l’argent de la mutuelle générale des agents de la protection civile, la direction du personnel de la PC a procédé à leur limogeage.

Le directeur général de la Mutuelle générale de la Protection civile (Mgpc), Abdelkrim Rebouh a affirmé dans une déclaration à Echorouk que le dossier sur le faux remis à la justice et aux services de la police judiciaire remonte à 2010, en déclinant toute responsabilité dans l’affire de corruption et  du pillage de l’argent de la mutuelle en accusant toutefois son prédécesseur.

Abdelkrim Rebouh a avoué dans le rapport qu’il a établi lui-même la manipulation de l’argent des adhérents à Mgpc par certaines personnes, dont il a lui-même demandé du président de services de comptabilité de ladite structure de transférer en justice les dossiers montrant les pratiques illégales.  

Abdelkrim Rebouh a révélé également dans son rapport avoir constaté le pillage de l’argent des indemnisations des agents adhérés à la mutuelle. Du coup, une procédure de contrôle a été engagée avant qu’elle ne soit arrêtée de manière douteuse après avoir découvert qu’il y a une manipulation de ces fonds.

Le responsable du service de comptabilité qui a avoué s’être impliqué dans cette affaire a demandé de ses collègues de camoufler l’affaire, après que l’accusé Louarti Azeddine s’est engagé à rendre l’argent pillé via son compte bancaire ouvert à la CNEP-Banque.

Les mêmes personnes ont également tenu secrète la vente d’une usine de bois appartenant à la Mgpc située à Sebdou dans la wilaya de Tlemcen, ainsi qu’une autre usine de textile à Khenchla et la signature des chèques en blanc par le président de la mutuelle qui avait pourtant déposé sa démission depuis le 18 novembre dernier.

En dépit d’existence de lois protégeant tout individu dénonçant la corruption, la mutuelle générale de la protection civile a violé les lois de la République en accusant ses fonctionnaires d’être derrière l’affaire de corruption rapportée par le quotidien Echorouk. Pis encore, elle a ordonné le licenciement de trois fonctionnaires pour avoir dénoncé le phénomène.                 

 

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