Berlusconi se pose en défenseur de Saipem et ENI
L’ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi a fustigé les enquêtes menées par les enquêteurs italiens sur les pots-de-vin qu’auraient versés Saipem et ENI à des responsables du gouvernement algérien et de Sonatrach afin de décrocher des marchés en Algérie.
Silvio Berlusconi a tenté de défendre les deux compagnies italiennes et de justifier les pots-de-vin qu’ont versés dans le but de décrocher des marchés.
Invité de la chaîne satellitaire italienne « la 7 », le président du club italien Milan AC a dit « Ces enquêtes judiciaires vont détruire ces compagnies ».
Et d’ajouter: « Ces enquêtes ne donneront plus d’opportunité à l’avenir à ces sociétés de décrocher de marchés internationaux », a-t-il indiqué.
« Ces sociétés ne parviendront pas de gagner de projets à réaliser à l’étranger, car elle ne pourront plus verser ces sommes constituent un élément principal de s’attribuer des projets », a-t-il fait remarquer.
Paolo Scaroni, le directeur général du géant énergétique italien ENI pointé du doigt dans ce scandale Saipem-ENI-Sonatrach entretenait d’étroites relations avec l’ex-président du Conseil italien, lequel l’a réhabilité fin des années 1990.
Paolo Scaroni a également été emporté en 1992 par le scandale des pots-de-vin « Tangentopoli ».
Ce dernier n’a été réhabilité qu’en 2002 par Silvio Berlusconi en sa qualité président du Conseil, en le nommant au poste de Directeur exécutif de l’Enel avant d’occuper en 2005 le même poste à ENI.
Selon certaines sources italiennes, le président du parti du PDL (Peuple de la liberté) aurait voulu défendre ces deux compagnies impliquées dans des affaires de corruption pour être soutenu en contrepartie lors des prochaines élections législatives prévues les 24 et 25 février prochain. Dans le même sillage, la société-mère ENI a vu ses actions chuter à la Bourse de Milan de 30% au lendemain des enquêtes sur l’affaire de corruption menées par le parquet de Milan. Le Directeur général du géant italien, Paolo Scaroni concerné par l’enquête , dont son bureau a été perquisitionné par les enquêteurs a déclaré à la presse depuis New York que Saipem a un statut stratégique au sein d’ENI, mais après l’enquête menée en Algérie il n’exclut pas une éventuelle rupture entre les deux compagnies dans l’avenir. Par ailleurs, Scarloni a nié avoir l’intention de démissionner de son poste de directeur général d’ENI en disant: « Il n’y a aucune raison pour que je démissionne de mon poste », a-t-il déclaré à la presse.