Charte pour la paix: des dizaines de terroristes veulent se rendre
L’ancien émir du Groupe islamique armé (GIA) et ancien chef de la katibat Ennasr, Abdelkader Rouim, alias Kadda a affirmé que des dizaines de terroristes veulent bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale.
L’ancien émir du Groupe islamique armé (GIA) et le chef de la katibat Ennasr, Abdelkader Rouim, alias Kadda est sorti de son silence après de longues années. Dans une déclaration à Echorouk, il a affirmé que des dizaines de terroristes armés activant dans les montagnes de Boukhil, dans le Sahara, dans la région Khalil au Mali et au Niger et dans certains autres pays africains veulent déposer leurs armes et veulent bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Il s’agit notamment d’éléments armés faisant partie de la katibat el-Moulathamine (les cagoulés) dirigée par Mokhtar Belmokhtar alias Ilyes Abou Abbas et appelé également Laouar. Ce groupe mène ses activités terroristes dans la région du Sahel sous la bannière d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). L’ancien émir qui a bénéficié des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en 2000, a indiqué avoir convaincu récemment avec cheikh el Hadj Daha Zenani à Adrar, 40 terroristes à déposer leurs armes et de revenir chez eux. « Parmi ces 40 éléments armés figurent le bras droit de Mokhtar Belmokhtar et quatre autres éléments appartenant à la katibat el-Moulathamine qui ont rejoint leurs familles dans la daïra d’el Ménéa dans la wilaya de Ghardaïa », a precisé Abdelkader Rouim. « Si on me le demande officiellement, je suis disposé à entamer des contacts avec Mokhtar Belmokhtar, un des chefs d’AQMI, afin qu’il dépose ses armes », a-t-il ajouté. Dans le même contexte, il a affirmé qu’il est prêt aussi à ouvrir des contacts avec Abdelhamid Abou Zeïd, chef de la katibat Tarik ibn Ziad. « Je préfère que les autorités soient au courant d’une telle initiative et avec des garanties de la part du président de la République », a-t-il conclu.