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Crise de la semoule et des céréales prévue en Algérie l’hiver prochain

الشروق أونلاين
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Crise de la semoule et des céréales prévue en Algérie l’hiver prochain

L’expert en économie, Bachir Messitfa, a souligné que la pénurie de produits alimentaires sur le marché mondial, provoquera dans les semaines à venir une pénurie de produits importés par Algérie, ce qui résultera une flambée des prix, notamment des céréales et dérivés.

Répondant à une question de Echorouk sur les conséquences de l’envolée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial qui a frôlé les 10% fin juillet dernier, Bachir Messitfa a dit que la situation aura des répercussions très négatives en Algérie, soit par la flambée des prix des produits de large consommation, notamment les céréales et leurs dérivés comme le pain, ou par une pénurie de ces produits sus-cités.

S’agissant de la situation de l’Algérie, l’expert a souligné que le pays sera confronté à une certaine pénurie de ces produits dans les quelques prochaines semaines en raison du stockage d’une partie de la récolte mondiale en prévision d’enlevée des coûts de ces produits pendant l’année prochaine 2013.

S’ajoute à cela, la tendance des plus grands pays producteurs des céréales, à l’image de la France, l’Australie, la Russie et les U.S.A à assurer l’offre dans leurs marchés respectifs au détriment de l’exportation justifiée par la maigre récolte enregistrée cette année.

L’interlocuteur prévoit aussi la flambée des prix de certaines denrées alimentaires pendant cette période comme les légumes secs non subventionnées par l’Etat ainsi que d’autres produits de consommation.

L’expert en économie estime que le gouvernement est dans l’obligation d’assumer de fardeaux supplémentaires afin de faire face au retombées des prix élevés des céréales sur le coût des dérivés de ces derniers et sur les industries alimentaires à l’image du pain, en haussant la subvention destinée à la filiale des céréales prévue dans la loi des finances 2013 au dépens d’autres clauses ayant trait au budget, aux nouveaux postes budgétaires.

Comme il (gouvernement) lui appartient également, selon l’interlocuteur, de contrôler les opérateurs économiques qui ont de remarquable influence sur le marché national, à l’instar du groupe Cevital, en cas d’une hausse des prix de la matière première utilisé dans la production d’huile et de sucre.

Expliquant comment l’Algérie serait affectée par la crise alimentaire qui menace les habitants de la planète dès la prochaine année, M. Messitfa a affirmé que la demande en matière des céréales est en hausse sur le marché algérien, face à une faiblesse du système de production nationale dans la filiale des céréales, le manque d’efficacité en ce qui concerne les nouvelles techniques de stockage de produits périssables comme l’orge.

En vue d’atténuer les répercussions de la crise alimentaire sur le citoyen algérien, Bachir Messitfa propose aux pouvoirs publics d’orienter une partie de la réserve de change algérienne vers de grands investissements dans les industries alimentaires sous les critères de la « sécurité alimentaire », en renforçant la recherche dans le domaine agricole, l’investissement…etc.

Comme il suggère d’adopter une politique développée concernant la gestion du secteur de l’agriculture, de protéger le produit agricole national et consacrer de grandes surfaces pour la culture des céréales permettant ainsi de diminuer les coûts de l’hectare et réussissant donc le régulation des prix à l’échelle locale.

Il estime en outre qu’il est primordial de revoir la politique de subvention par l’Etat des produits de premières nécessité, en optant notamment de subventionner que les produits destinés à des familles relevant de moyennes classes et à des familles aux non revenu et revenu moyen.

Il est utile de rappeler que la Banque mondiale a annoncé jeudi passé que les prix des denrées alimentaire à l’échelle planétaire ont augmenté de 10% juillet dernier, en raison des préjudices enregistrés dans les récoltes dus en l’occurrence à la sécheresse qu’ont connue les Etats-Unis et l’Europe de l’est.

La BM a exhorté les gouvernements à renforcer les programmes permettant de protéger les franges de la population les plus exposées au danger en raison de cette crise.

« La région de l’Afrique et le Moyen-Orient sont les plus exposés au danger de crise alimentaire », a souligné le président de la Banque mondiale, Kim Yong Jim.

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