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Décès d’une femme par une piqure de scorpion: Le Cnes dénonce, Hasbellaoui s’excuse !

Echoroukonline
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D.R

Le ministre de la Santé, de la Population, et de la Réforme Hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui se trouve autour d’une polémoine provoquée par ces récents propos sur le décès d’une jeune femme par une piqure de scorpion et par manque de prise en charge à Ouargla.

Le ministre a dévoilé que l’animal s’est senti menacé et c’est pour ça qu’il l’a piqué: «Le monde animal est un monde qui est gentil», a-t-il lancé, ajoutant que « l’animal ne fait pas de mal à l’homme. L’animal fait du mal à l’homme que quand il est menacé ».

Depuis, il suscite une large indignation des Algériens sur les réseaux sociaux particulièrement les habitants de la wilaya de Ouargla, qui ont affirmé qu’ils sont livrés à eux même en cas d’un éventuel soucis sans la prise en charge des autorités.

Suite à cette polémique, le premier responsable du département de la santé en Algérie a tenu à s’excuser auprès de la famille de la défunte et éclaircir ses propos qui ont été mal interprétés.

«Je n’ai jamais dit que la défunte, DR Aicha Aouissat est responsable de ce qui s’est passé, c’est irrationnel, d’ailleurs je tiens à présenter mes sincères condoléances à sa famille »,a –t-il dévoilé en marge d’une conférence de presse tenue mercredi, réitérant qu’il appelait à la nécessité de lancer une campagne de sensibilisation sur les piqures de scorpion et d’étudier le comportement de cet animal afin de préserver la vie des citoyens.

Pour sa part, le Conseil National des Enseignants du Supérieur (CNES) a notamment dénoncé les propos irrespectueux et irresponsables du ministre qui doit selon eux présenter ses excuses.

Pour rappel, une commission d’enquête du ministère de la Santé est arrivée hier à Ouargla pour mener une investigation sur les circonstances du décès d’une victime d’une piqûre scorpionique.

Composée de deux inspecteurs centraux du MSPRH, cette commission ministérielle devra rencontrer les différentes parties concernées, dont les praticiens de l’Etablissement public hospitalier (EPH-Mohamed Boudiaf de Ouargla) chargés du suivi médical de la malade et des membres de la famille de la défunte.

Ouahiba Slimani / version française: Rachel Hamdi

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