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Des chômeurs préfèrent Hassi Messaoud que la « harga » vers l’Europe

الشروق أونلاين
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Beaucoup de jeunes chômeurs algériens à la recherche d’un emploi tentent leurs chances dans le sud du pays. En effet, ils sont nombreux ces dernières années à se rendre dans la capitale du pétrole, Hassi Messaoud (Ouargla), à la recherche d’un poste de travail dans les champs pétroliers. Contrairement à beaucoup de jeunes qui préfèrent prendre les « barques de la mort » dans l’espoir de rejoindre l’autre rive de la mer méditerranée, ces chômeurs désirent améliorer leurs conditions de vie en travaillant chez eux, dans leur pays.

Ces demandeurs d’emploi se rendent à la capitale algérienne du pétrole, Hassi Messaoud, dans l’espoir de décrocher un emploi, ou du moins un contrat de travail, même temporaire. Cependant, ce rêve se transforme en cauchemar pour certains d’entre eux. En effet, ne trouvant pas de travail facilement et sans ressources, certains de ces malheureux sont livrés à eux même.

Comme si cela ne suffisait pas, ils devront fuir à la vue des éléments de la police ou de la gendarmerie nationale. C’est ainsi qu’est né dans notre pays un autre type d’« immigration clandestine » : la « harraga locale ». Les demandeurs d’emploi doublent de « vigilance », notamment lors des campagnes de « ratissage » visant les personnes se trouvant dans certaines zones d’activité sans la possession d’un laisser passer. Ce doucement est demandé aux étrangers qui arrivent à cette région depuis plusieurs années. Ce fameux « sésame » est exigé pour circuler en toute tranquillité dans les rues de la ville pétrolière.

Un jeune contractuel ayant épuisé la durée de son contrat devait quitter les lieux. Mais pas question pour lui de rentrer chez lui les mains vides. « Je préfère rester à Ouargla dans l’espoir de décrocher un nouveaux contrat de travail. Mais vu que la date de validité de mon laisser passé vient d’expirer je rencontre des difficultés dans mes déplacements », a-t-il raconté à Echorouk.

N’ayant pas de ressources ni un toit pour passer la nuit, ces « harragas locaux » sont souvent obligés de passer la nuit dehors dans des conditions très difficiles. Pour les chanceux, ils arrivent à trouver un gîte. Par ailleurs, une minorité de chômeurs louent ensemble des garages pour passer la nuit. Pis encore, certains ont trouvé une « solution » en construisant des baraques où ils y habitent en attendant de trouver un poste de travail. Une fois que les occupant de ces baraques trouvent un emploi, elles sont « héritées » par d’autres chercheurs d’emploi et ainsi de suite.

D’autre part, certains chômeurs qui épuisent toutes leurs ressources, sont contraints de vendre leurs objets de valeur, notamment leurs téléphones portables pour manger ou pour rentrer chez eux. Pour les moins chanceux ayant tout dépensé, ils demandent carrément la charité pour manger. Telle est la triste réalité des chercheurs d’emploi à Ouargla.

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