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Guerre contre l’Islam au Mali

الشروق أونلاين
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Guerre contre l’Islam au Mali

Les villes maliennes deviennent de plus en plus de villes fantômes où les populations se trouvant à présent entre le marteau des avions militaires français et l’enclume des militaires maliens.

Début du voyage à partir du Niger

Mon voyage a eu lieu le 13 janvier dernier depuis l’aéroport international Houari Boumediène d’Alger en destination du Niami au Niger, soit trois jours après l’intervention française au Mali.

En atterrissant dans l’aéroport international de Niami au Niger, tout semblait au visiteur que tout était en ordre où le contrôle d’identité était très strict et sur la nature de la visite effectuée dans ce pays voisin du Mali.

Etant musulman, j’ai été libre de circuler dans tout le territoire nigérien. Au départ, j’ai décidé de prendre attache avec des leaders de groupe Ansar Eddine, à l’instar  de Omar Sidi Mohamed Ould Ahmed alias « Bouaâmama » en vue de me conduire au nord Mali où ont éclaté de violents combats entre les forces militaires françaises et le groupe de Ansar Eddine

Au premier jour à Niami, je n’ai pu trouver aucun arabe ou targui à que je demandais de mon conduire vers les régions du nord Mali situées à près de 400 Km du Niger. En vérité, le problème auquel tout journaliste puisse confronter dans ce désert c’était bel et bien d’être trahi par son accompagnateur, ou le chauffeur en plus, bien entendu, de la vive tension qui régnait entre soldats français et groupes djihadistes.

C’est pourquoi, j’ai tenu d’ailleurs à rechercher un chauffeur qui connaît très bien la région frontalière entre le Mali et le Niger, digne de confiance et quelqu’un qui maîtrise le français, ou l’arabe ou Tamazight.         

Abou El Fadhl Iyad Ag Ghali a participé aux combats à Kona et Safari

Au deuxième jour à Niami, on a  décidé mon accompagnateur « Abdelkrim Mowafek » et moi  de prendre tôt dans la matinée la voiture « Toyota » que j’ai louée pour se rendre au Mali à travers de chemins secondaires loin des forces militaires nigérienne et tchadienne déployées tout au long de la frontière et au niveau des points frontaliers.

Abdelkrim Mowafek a réussi alors à traverser un point de contrôle de la police, en versant une somme de 100 euros au contrôleur pour nous laisser s’introduire à une région située à quelques encablures de Ménaka.

Tout au long du chemin parcouru, mon accompagnateur a dû éteindre les feux de la voiture pour ne pas être repéré par les soldats déployés dans la région et dû à chaque fois appeler ses amis pour s’enquérir de la situation.

A peine 7 heures du matin, nous étions arrivés à Ménaka prise par les combattants du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest), mais ces derniers s’éclipsent et se retirent, selon les témoignages des habitants que nous avions interviewés. Les habitants de leur tour  prennent leurs bagages pour fuir la ville et se rendre dans des villes des pays voisins, à l’image du Niger, Algérie ainsi qu’au Burkina Faso.

En outre, les fuyards de Ménaka nous ont informé avoir été conseillés par les djihadistes de ne pas utiliser leurs téléphones portables pour ne pas être repérés voire bombardés par les avions français, d’autant plus que de combats féroces ont éclaté dans les régions de Kona et Safari.

L’un des djihadistes nous a fait part de la participation de l’émir de Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali à ces combats contre les forces française et malienne qui voulaient pourchasser les djihadistes de ces deux régions.     

« Abou El Fadhl (Ag Ghali) s’est chargé lui-même d’encadrer les jeunes et les placer dans de meilleures  positions en coordination avec d’autres groupes qui ont abattu deux hélicoptères militaires français, tué 10 soldats maliens et blessé d’autres », a ajouté notre interlocuteur. 

Les habitants fuient le pays

Appris des sahraouis que les forces nigérienne et tchadienne avançaient au Mali et que le fait de rester   dans un même endroit constitue un sérieux risque,  nous avons décidé de prendre la route vers le sud à Ansongo, qui était sous le contrôle de Mujao.

En route de Ménaka à Ansongo, nous n’avons aperçu aucune personne ni voiture à l’exception du bruit des appareils militaires venant du Niger pour survoler l’Azawad.

Mon accompagnateur m’a informé qu’il faut quitter la voiture et s’éloigner à chaque fois qu’ on entende le bruit des avions militaires.

A peine arrivée à Ansongo, un groupe d’hommes armés et cagoulés nous ont ordonnés de s’arrêter et de sortir de la voiture avant de ne procéder à nous fouiller minutieusement.

En se mettant à nous fouiller, je leur disais que je suis journaliste venu dans le but de couvrir ce qui se passe au Mali et leur ai informé avoir déjà visité Gao et Tombouctou et avoir rencontré plusieurs combattants islamistes.

En revanche, ils m’ont demandé de leur donner mon téléphone Thouraya de prétexte que des gens collaboraient à l’aide de téléphones portables avec les forces malienne et française en leur indiquant les endroits où se cachent les islamistes. Chose que j’ai refusée fermement car je leur disais que c’était mon seul moyen de communication.

Après s’être opposé au retrait de mon téléphone, les djihadistes ont enfin cédé  à mon insistance mais à condition de ne pas l’utiliser tout le temps et d’enlever la batterie d’un moment à l’autre pour ne pas être repéré.

A ce moment là, un homme qui s’appelle Mustapha Amadi est passé à bord de sa mobylette en provenance de Gao en destination du Niger. « La plupart des habitants musulmans de Gao ont quitté la région,  tandis que des dizaines de jeune ont rallié les groupes djihadistes, notamment les arabes afin de défendre leur ville de l’atrocité des soldats maliens épaulés par les Français », a dit Mustapha Amadi.

Ce dernier s’était excusé avant de continuer son chemin en fuyant les bombardements aléatoires des avions militaires français.  

Les habitants: « C’est une guerre contre l’Islam »

Ensuite, nous avons décidé d’aller le soir à Tombouctou, dont la frayeur s’est emparée de nous, nous qui étions en mission de couvrir ce qui est en train de se dérouler dans cette ville malienne.

Après deux jours de route sous un soleil de plomb dont la température frôlait les  38° c, nous sommes enfin arrivés à Koussi où ont été perpétrés des crimes et les droits des civiles ont été violés juste pour avoir laissé un jour s’introduire des groupes djihadistes dans leurs villes et villages.

« Les Maliens appuyés des Européens ont commis ce carnage. Où êtes vous les musulmans? Où est la communauté internationale? Pourquoi ce silence face à cette tuerie? Ne sommes-nous pas des êtres humains? Ne craignez-vous pas Allah (Bon Dieu)? C’est une guerre contre l’Islam. Ô hommes libres, arrêtez la France et les Africains qui sont à ses côtés qui veulent tuer tout musulman ou arabe attestant qu’il n’y de Dieu qu’Allah », nous a confié un homme qui a déploré les terribles conditions auxquelles ils sont confrontées.    

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