L’Algérie préfère Renault et Peugeot à Volkswagen
Le gouvernement algérien a donné un coup dur au constructeur automobile allemand Volkswagen qui a émis le vœu d’implanter une usine en Algérie.
Cela s’est confirmé, lors de la dernière visite de François Hollande à Alger où il a affirmé que le projet d’implantation en Algérie d’une usine du constructeur de véhicules Peugeot était « en discussion avancée ». Une déclaration qui devrait faire mal au géant allemand qui a entamé début 2009 des discussions secrètes avec l’Algérie.
Malgré les informations selon lesquelles le constructeur automobile allemand, Volkswagen serait entré en négociations avec le Maroc pour l’installation d’une usine en 2012, rien n’a été annoncé par les autorités officielles de ce pays, et ce contrairement à Renault et Peugeot qui ont entamé des négociations au printemps avec le gouvernement algérien et entamé les procédures d’ouverture des usines en été au Maroc avant même que les négociations avec l’Algérie n’arrivent à terme.
Selon des observateurs, les constructeurs français auraient préféré le marché marocain à celui de l’Algérie.
En revanche, les autorités algériennes ont accepté toutes les conditions posées par la France, qui détient la moitié du marché automobile en Algérie, bien que Volkswagen avait, de son côté, accepté les conditions posées par l’Algérie pour venir installer une usine dans le pays.
En dehors de l’industrie mécanique, le partenariat entre le groupe algérien, Sonatrach et la société française, Total a été de nouveau évoqué par le président français qui a annoncé un retour prévisible de cette dernière en Algérie, après s’être retirée d’Arzew suite à un désaccord sur le prix du gaz.
En effet, Total qui a cherché d’autres marchés dans un passé récent devrait bénéficier de toutes les facilités sur le marché algérien, où les prix du gaz devraient éventuellement être revus en baisse, en attendant que la question d’exploitation du gaz de schiste ne soit tranchée par le gouvernement.
Sur ce sujet, l’expert économique, Abderrahmane Mebtoul a affirmé que le président français a fortement défendu les intérêts de son pays menacés par la Chine.
D’après l’expert, les autorités hexagonales ont préféré reconquérir le marché algérien à travers l’implantation des usines et les nouveaux investissements, dont l’unité de Peugeot et auraient demandé de supprimer, à titre exceptionnel, la règle 51-49% pour certains projets.
Selon l’analyse de Mebtoul, la France a insisté sur le fait qu’il existe 450 sociétés françaises activant en Algérie et emploient 140.000 Algériens (emplois directs et indirects) ainsi que les 350.000 visas délivrés l’année écoulée aux Algériens…