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Le FFS, à la croisée des chemins

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Mohamed Nebbou, premier secrétaire du FFS

La sortie du premier secrétaire du FFS, Mohamed Nebbou, à l’occasion du meeting populaire organisé par le parti à la salle Atlas à Alger, au cours de laquelle il s’est acharné sur les partis au pouvoir suscite un tas de questionnements sur le motif le poussant à changer le ton ainsi que sur le sort réservé à son initiative.

D’emblée, le premier secrétaire du FFS a sorti ses griffes contre les partis au pouvoir qu’il qualifie de « fonctionnaires politiques » au service d’un système qui a pris en otage le pays, son peuple,  ses institutions et ses richesses.

Pour bon nombre d’observateurs, le discours prononcé par Nebbou témoigne d’un changement de langage du parti vis-à-vis de son initiative pour la reconstruction du consensus national, sachant que les dirigeants du parti de Aït Ahmed n’aient jamais traité les partis au pouvoir ainsi, du moins après l’annonce de sa démarche. D’autres parlent également d’un potentiel divorce entre le parti et le pouvoir, tandis qu’il est conçu comme une claque pour les partis de l’opposition, ayant accusé le FFS d’avoir conclu un deal avec le pouvoir, en prouvant encore une fois que le parti reste toujours fidèle à ses principes.

Dans l’espoir de réussir à convaincre tant le pouvoir que l’opposition pour s’asseoir autour d’une même table, le FFS aurait d’ailleurs adouci le ton, ce qui lui a valu de vives critiques et des accusations de trahison et de la signature  d’un deal avec le pouvoir en place.  

Après ce discours, l’initiative du FFS semble revenir à la case départ, et ce en dépit des assurances de ce dernier quant à la poursuite du combat du parti pour aboutir à la reconstruction du consensus national, qui constitue la seule solution, selon lui, à la situation de blocage que vit le pays actuellement…

Le FFS est-il convaincu que le pouvoir a bloqué toutes les voies du dialogue ?  Quel est le sort réservé à son initiative ? Le FFS a-t-il rejoint le rang de l’opposition ? Sachant que Nebbou a rappelé que son parti, en présentant « une feuille blanche » à ce qu’il appelle les fonctionnaires du système cherche à ce que le changement commence à l’intérieur du système. Face à cette situation, le parti va-t-il finalement tenter de changer le système de l’extérieur?    

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