Le fils de Boudiaf réplique à Ali Haroun: « Vous n’avez pas le courage de dire la vérité ! »
Le fils du défunt président Mohamed Boudiaf a vivement critiqué les déclarations de l’ex-membre du Haut comité d’Etat, Ali Haroun pour qui Boudiaf ne serait pas connu de la génération post-indépendance n’était son assassinat.
En guise de réponse aux propos de Ali Haroune faits au journal Echorouk, Nacer Boudiaf a écrit sur son compte de facebook « vous vous réjouissez que Mohamed Boudiaf ait été assassiné car cela lui a permis d’avoir été connu. Vous nous recommandez donc d’assassiner les gens pour les inscrire dans le registre des célébrités.
« Dans cette « logique », M. Haroun, ancien Ministre des Droits de l’Homme, allez-vous vous réjouir que la France ait colonisé notre pays et fait des centaines de milliers de morts, car cela aurait permis à notre pays d’avoir été connu? »,s’est-il interrogé.
Le fils de Mohamed Boudiaf ne s’arrête pas à ce niveau mais il se pose des questions « Quel sens faudrait-il donner à vos propos? Celui de l’amitié? On ne pourrait jamais se réjouir de la cinquantaine de balles qui ont transpercé le corps d’un ami. Celui du regret? Alors, mettez-vous au combat pour la vérité sur son lâche assassinat », s’est-il interrogé encore.
Et d’enchaîner, Nacer Boudiaf a écrit également sur son compte de facebook « Mais comme vous n’avez pas le courage de venir vous joindre à moi pour faire éclater la vérité et défaire le nœud de « l’acte isolé », il vous reste à choisir d’inscrire vos propos dans le registre de la sénilité ou de la bêtise ».
Comme la bêtise jouit d’une amnistie permanente, alors vous ne serez pas condamné par ceux qui ont lu votre interview mais finiront par prendre conscience, une nouvelle fois, de quelle nature d’homme vous êtes, et de quelle nature est fait le système qui a fait de vous un Ministre de la République.
Si c’est la sénilité qui vous fait dire de tels propos au sujet de Si Tayeb el Watani, qui , selon vous doit être assassiné, pour être connu, alors la jeunesse, qui représente 70% de la population algérienne, vous recommande vivement de vous taire et de ne pas remuer le couteau dans la plaie.
M.Haroun, quand est-ce que vous allez enfin vous rendre compte que Boudiaf n’est pas mort même avec la rafale dans le dos et les tonnes de marbre sur sa tombe; alors que beaucoup sont encore vivants mais sont morts aux yeux du peuple, un peuple qui ne les a jamais considérés comme vivants, a-t-il conclu.