Les premières précipitations remettent tout en surface
Les premières pluies torrentielles qu’ont connu plusieurs villes du pays n’ont pas été sans conséquences, lesquelles ont provoqué les désagréments des citoyens de la capitale, Bordj Bou Arreridj et Sétif en raison d’infiltration des eaux pluviales dans leurs bâtisses.
A Alger, un bus de transport en commun à Boumâti est tombé dans un trou formé par les pluies qui se sont abattues dans la nuit d’avant-hier, le tramway a dû s’arrêter de crainte de court-circuit électrique, tel est le constat fait dès ces premières pluies lesquelles remettent en surface le « bricolage » des maires dans les projets d’aménagement urbain qui ayant coûté des milliards de dinars au Trésor public.
Il était 8 heures lorsque des citoyens de certains quartiers d’Alger s’étaient adressés à nous, en observant leurs quartiers, rues secondaires notamment inondés par les premières précipitations connues dans la nuit d’avant-hier.
A La Glacière, sise à l’est de la capitale, a été dans un état catastrophique signifie ainsi l’absence totale des responsables de la commune, qui il y a plus de deux mois s’étaient précipités auprès des citoyens dans le but d’être réélus lors des prochaines élections locales prévues en mois de novembre.
Le cumul d’eau dans cette localité dont le système d’évacuation des eaux pluviales est défaillant, a rendu la conduite quasi impossible, ce qui a vivement irrité les automobilistes, dont certains ont connu des dégâts matériels.
La route à la circulation a été aussi coupée dans ladite localité, et la crainte auprès du citoyen a été ressentie notamment après avoir constaté que le volume de Oued El Harrach a augmenté, ce qui a provoqué de vives craintes chez les habitants occupant notamment des bidonvilles situés à quelques encablures seulement de ce oued.
Des bus tombés dans des trous d’eau, 50 passagers ont échappé à la mort
A Boumâti, des bus de transport en commun sont tombés dans des trous remplis d’eaux pluviales, dont le pire a été évité de justesse n’était la grâce du Bon Dieu, lorsque un bus assurant la ligne Boumâti-Alger avec à son bord pas moins de 50 passagers, pris de panique, a failli endeuiller plusieurs familles.
« J’ai failli causer la mort à plusieurs personnes », a déploré un citoyen la politique du « bricolage» engagé par un entrepreneur à qui les élus locaux ont attribué ce projet d’aménagement.
Des citoyens de nombreux quartiers ont également manifesté leur indignation après l’inondation de leurs quartiers dès les premières pluies torrentielles avant même l’arrivée de la saison hivernale.
Selon les témoignages recueillis auprès de certains citoyens, ces pluies ne sont malheureusement pas sans dégâts matériels, des désagréments des automobilistes, voire même les piétons, révèlent manifestement l’indifférence dans les entretiens des rues et le système d’évacuation des eaux pluviales, lesquelles rendent difficile la vie du citoyen à chaque fois qu’il pleut.
Le tramway mis à l’arrêt de crainte de court-circuit électrique
« Nous sommes ici depuis plus d’une heure attendant l’arrivée du tramway, mais il nous se semble qu’il est à l’arrêt à cause des pluies », telles sont des phrases répétés par certains citoyens qui attendaient désespérément prendre le moyen de transport.
Ces premières précipitations ont aussi remarquablement montré l’état des rails du tramway au niveau de Cinq Maisons à Mohammadia ce qui nécessite, d’après certaines personnes interrogées sur les lieux, la mise à l’arrêt de ce moyen de transport, de crainte de court-circuit.
Même situation à Hey Louz à Alger, submergé par les eaux pluviales, faute d’évacuation des pluies qui se sont abattues dans la nuit d’avant-hier.
Les pluies mettent à nu la politique des maires
Lors de notre visite dans plusieurs rues et quartiers de la capitale, une idée s’est dessinée c’est qu’à chaque fois qu’il pleut, l’indifférence et la négligence dans la réalisation des projets notamment l’aménagement des rues se manifestent, et l’indignation se dessine dans les visages des citoyens qui, à chaque fois qu’il y ait de la pluie ils deviennent de victimes d’une indifférence quasi-totale.
Ces derniers s’accordent à dire qu’ils n’iront pas voter lors des locales de novembre prochain, sauf s’il y ait une garantie par écrit de poursuivre le maire en justice, pour sa négligence dans la gestion des affaires de son administration et le non-accomplissement de ses devoir face aux citoyens qui lui ont donné leurs voix.
3 000 interventions en une journée
De leur côté, les services de la Protection civile, selon leur chargé de communication, le commandant Farouk Achour, ont effectué avant-hier plus de 3 mille interventions, notamment dans les grandes villes endommagées, à l’instar notamment d’Alger, Oran, Constantine, Bordj Bou Arreridj, et Sétif dont plusieurs familles ont été évacuées après infiltration des eaux pluviales dans leurs maisons.