Les syndicats menacent : une rentrée scolaire mouvementée n'est pas à exclure
Les syndicats autonomes de l’éducation menacent de durcir le ton dès la prochaine rentrée scolaire 2012/2013 en guise de contestation contre les promesses non tenues par le ministère de l’ Éducation nationale, à savoir notamment le versement de la 2e tranche des indemnisations résultant de l’application du nouveau régime indemnitaire.
Djahid Hirech, le secrétaire national chargé des litiges auprès de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (Fnte), a déclaré à Echorouk que la décision du virement des indemnisations résultant du nouveau régime indemnitaire était prise en juillet dernier par le gouvernement, idem pour la décision du report de virement de ces sommes.
Djahid Hireche a déploré cette décision prise par le gouvernement, étant donné que 600 000 fonctionnaires du secteur de l’éducation attendent impatiemment se voir versés leurs indemnisations à l’approche notamment de la fête de l’Aïd et la rentrée scolaire.
Dans ce même sillage, notre interlocuteur a annoncé que son syndicat et autres vont discuter d’une action à entreprendre pour répliquer à cette décision, dont une rentrée aussi mouvementée est prévue en appelant la tutelle à assumer amplement ses responsabilités.
De son côté, le secrétaire national chargé de communication auprès du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), a affirmé que « le procès verbal que nous avons signé affirme que les indemnisations du régime indemnitaire seront versées en deux tranches pour éviter ce qui est appelé « inflation »».
« Les promesses n’ont pas été tenues dans un premier temps en décidant du report de versement de ces indemnités après le Ramadhan, puis les reporter encore à une date ultérieure non fixée », a-t-il ajouté.
Le chargé de communication auprès du Cnapest a insisté sur le fait que la relation entre le ministère de tutelle et ses fonctionnaires doit être bâtie sur la base de la confiance, et en l’absence de cette dernière c’est au ministère d’assumer toutes ses responsabilités.
Il a annoncé également la tenue des assemblées générales et des conseils de wilaya avant la prochaine rentrée scolaire afin d’évaluer la situation et de prendre une décision adéquate.
Le président de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef), Sadek Dziri a affirmé de son côté que cette décision prise par le gouvernement signifie la non tenu de ses promesses à l’égard de la famille éducative, ce qui aura sans doute un impact négatif sur les fonctionnaires.