Libye: risque islamiste et danger de guerre civile, selon Marine Le Pen
La présidente du Front national (extrême droite française), Marine Le Pen, a de nouveau mis en avant vendredi à Vérone (Italie) un danger islamiste et un risque de guerre civile pour la Libye, après la mort de Mouammar Kadhafi, en soulignant la “responsabilité” de l'Otan.
“Il semblerait que Mouammar Kadhafi ait été tué à la suite d’un bombardement de l’Otan. Je pense que c’était l’objectif dès le départ, contrairement à ce que disait” la coalition, a affirmé Marine Le Pen, lors d’un point-presse à Vérone, où elle était en visite.
“L’Otan porte la responsabilité de ce qui va se passer demain”, a ajouté la présidente du parti. Elle a évoqué un “grand danger de guerre civile interminable” et le risque “que les islamistes prennent de très grandes responsabilités” en Libye.
“Cela représenterait un danger pour leur peuple et aussi pour l’Europe”, a-t-elle déclaré.
L’ex-leader, 69 ans, en fuite depuis la chute de Tripoli fin août, a été capturé vivant jeudi dans sa région d’origine, près de la ville de Syrte (360 km à l’est de Tripoli) et a été tué par balles peu après, dans des circonstances encore floues.
Le porte-parole officiel du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi (est), Abdel Hafez Ghoga, a parlé d'”informations sur un convoi qui était bombardé par l’Otan alors qu’il fuyait Syrte”. Opposé à l'”ingérence internationale”, le FN a toujours dénoncé l’intervention militaire de soutien à la rébellion libyenne.
“Nous nous n’avons jamais été des amis de Kadhafi. Nicolas Sarkozy lui avait déroulé le tapis rouge” quand il avait reçu le dirigeant libyen à Paris, a fait valoir Marine Le Pen. La semaine dernière, son père Jean-Marie Le Pen, aujourd’hui président d’honneur du FN, avait tiré son “chapeau” aux “combattants de Syrte” pro-Kadhafi “qui résistent contre le monde entier”.