Ministre de l’Education nationale à Echorouk : « Je règle les problèmes du secteur avec le dialogue… »
Ce vendredi, vers 9 heures du matin, le nouveau ministre de l’Education nationale, Abdelatif Baba Ahmed nous a répondu à un appel téléphonique depuis son bureau au niveau de l’université de Blida avant de joindre dès aujourd’hui (samedi) son bureau au ministère de l’Education.Abdelatif Baba Ahmed a répondu à certaines questions, tandis qu’il était réservé quant à d’autres, en appelant la famille éducative à l’aider afin de réussir l’entrée scolaire prévue demain dimanche 11 septembre.
Echorouk: Vous attendriez-vous d’être nommé à la tête de ce ministère le plus sensible et le plus important ?
A.B.A: Tout d’abord, je dois remercier le président de la République pour sa confiance qu’il a placée en moi. Je souhaite être à la hauteur de la confiance faite en moi par le chef de l’Etat, du peuple algérien, de la famille de l’Education composée d’enseignants, d’instituteurs et d’élèves que je considère de noyau de la société.
Effectivement, le ministère de l’Education est un département très important, car il est responsable de formation de générations qui deviendront des hauts cadres du pays.
Je voudrais en fait, être à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur, vu mon poste que j’occupais auparavant.
* Comment vous allez vous présenter devant la famille éducative ?
Je suis Abdelatif Baba Ahmed, docteur d’Etat en chimie quantique. J’occupais le poste de recteur de l’université Saâd Dahleb de Blida depuis 2006. J’étais secrétaire général au ministère de l’Enseignement supérieur de 2002 à 2004.
Je me considère aujourd’hui membre de la famille de l’Education car j’ai exercé des années durant à l’université de Tlemcen.
* Craignez-vous ce département qui connaît chaque saison de nombreuses grèves ?
Moi, je suis persuadé que tout problème se règle par le dialogue et la sérénité. Vu le poste de recteur de l’université de Blida que j’exerçais depuis des années, j’étais au courant des problèmes confrontés par les deux départements, à savoir l’Enseignement et l’Education nationale.
A ce sujet, il nous appartient tous, enseignants, instituteurs, parents d’élèves, élèves et ministère de conjuguer nos efforts afin de régler tous les problèmes du secteur.
En toute sincérité, je crois en dialogue comme meilleure voie pour régler les différends.
* Votre nomination au poste de ministre de l’éducation nationale ne vous a pas laissé le temps de connaître tous les problèmes de votre département, sachant d’ailleurs que la rentrée des classes prévue pour demain dimanche ?
Il est vrai que l’installation du nouveau gouvernement intervenait quelques jours avant l’entrée scolaire, mais j’ai eu quand même l’idée sur quelques problèmes du secteur.
En réalité, ce qui compte beaucoup plus pour moi à l’heure actuelle, c’est de réussir la rentrée scolaire des élèves. A cet égard, j’appelle toute la famille éducative à réussir cette rentrée scolaire 2012/2013.
* L’ex-ministre de l’Education nationale, Benbouzid a entamé de profondes réformes du système éducatif. Continuez-vous dans cette lancée ou avez-vous une autre stratégie à adopter ?
Ce qu’a fait Boubekeur Benbouzid est un projet d’Etat. Je suis prêt de mettre à bien ce projet dans le but de la réussite du système éducatif dans le pays.
* Certains syndicats se disent inquiets du nouveau ministre en ignorant sa méthode de travail. A cet effet, comment tenez-vous à rassurer vos partenaires sociaux ?
Je vous ai déjà dit que tout se règle par la sérénité et le dialogue. Les portes du ministère seront ouvertes pour discuter des problèmes et les régler. Je vais dialoguer avec tous les syndications et sans aucune exception et tendre écouter à tous leurs problèmes et tenter de trouver de solutions.
Tout cela est pour le bien être de l’enseignant et de l’élève, et à cette occasion j’appelle l’ensemble des parents d’élèves à contribuer à mieux former nos élèves.
* Par quelle wilaya inaugurez-vous la rentrée scolaire 2012/2013 ?
Le coup d’envoi de la rentrée scolaire 2012/2013 sera donné à partir de la capitale (Alger), dont je tiens énormément à la réussir à travers toutes les wilayas du pays.
* Avez-vous un mot à transmettre aux enseignants et instituteurs de votre département à travers Echorouk ?
Je leur dis que je suis prêt à écouter à vos préoccupations, prêt également à négocier avec tous les syndicats et les portes du ministère sont ouvertes.
Je leur dis que le nouveau ministre est au service du secteur.