Ouyahia et Benyounès observent un “silence” intriguant!
Les réactions des partis formant l’alliance présidentielle quant aux marches organisées dans plusieurs wilayas du pays, se limitent à deux partis, tandis que les formations de Ahmed Ouyahia et Amara Benyounès ne sont toujours pas soufflé mot!
La première réaction fut celle de Moad Bouchareb, coordinateur de l’instance du Front de libération nationale (FLN), dont les propos sont en deçà des aspirations des manifestants ayant battu la pavé vendredi.
Bouchareb a usé d’un langage en mettant en garde les Algériens contre les risques de dérapage et de voir le pays plongé dans le chaos comme ce fut le cas, à ses yeux, avec certains pays ayant connu le “printemps arabe”.
“Il y a des pays que vous connaissiez et dont des manifestants par dizaines de milliers sont descendus dans la rue pour réclamer des revendications politiques et sociales. Mais avec l’incursion de certaines sources de la fitna, leur rêve s’est évaporé et leurs aspirations n’ont jamais été atteintes”, a-t-il estimé.
En tout cas, de tels propos ne devraient pas à l’évidence émaner, notamment dans ce contexte d’un des fervents soutiens du 5e mandat, en l’occurrence le FLN.
Abondant dans le même sens, le président de TAJ, Amar Ghoul a, lui aussi, défié les manifestants, lui qui s’est montré dans une posture d’un novice politique, lui qui a pourtant hérité de plusieurs postes de hautes responsabilité depuis de nombreuses années.
“Pour construire un Etat fort et des institutions puissantes, il n’y a quel l’urne qui compte”, a-t-il dit.
“Si on ouvre la voie à toute personne qui veut crier, on ne parviendra pas à construire un Etat”, a-t-il averti.
En revanche, deux formations que président respectivement Ahmed Ouyahia (RND) et Amara Benyounès (MPA) n’ont pas réagi quant aux slogans hostiles au 5e mandat scandés par des centaines de manifestants.
En effet, l’attitude observée par les deux partisans de la continuité suscite des interrogations.
Mohamed Meslem / Traduit par: Moussa. K.