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Sommet du G5 Sahel

Pas de baisse dans l'”immédiat” des troupes françaises au Sahel

Echoroukonline
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Pas de baisse dans l'”immédiat” des troupes françaises au Sahel
AFP
Emmanuel Macron et les chefs d'Etat du G5 Sahel à Nouakchott le 30 juin 2020

Le président français Emmanuel Macron a déclaré ,mardi, à l’occasion du sommet du G5 Sahel qu’il n’y aurait pas une baisse dans l’immédiat des effectifs militaires français déployées dans la région.

Les travaux du sommet du G5 Sahel ont débuté lundi 15 février 2021 dans la capitale tchadienne N’Djamena et se poursuivent ce mardi.

Les présidents des Etats membres du G5, en l’occurrence le Tchad, le Mali, la Mauritanie, Niger et Burkina Faso se réunissent pendant deux jours tandis que le président français Emmanuel Macron ne fait pas le déplacement mais il y participe via visioconférence.

Lundi, le Tchad a sollicité la communauté internationale à aider les pays du Sahel dans leur lutte contre le terrorisme qui sévit dans la région.

De son côté, le président français a insisté ce mardi sur la nécessité de renforcer à la fois la lutte contre les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et le retour de l’État dans les territoires délaissés de la région.

Emmanuel Macron se félicite de plusieurs victoires contre le principal groupe visé, l’organisation Etat islamique au grand Sahara, qui «a perdu son emprise et subit de nombreuses pertes».

«Les organisations affiliées à Al-Qaïda, le GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et la katiba Macina, “dont la plus haute hiérarchie continue à nourrir un agenda jihadiste”, constituent toujours une menace au Sahel», a-t-il soutenu en promettant « une action renforcée » pour «essayer d’aller décapiter ces organisations».

S’agissant du potentiel retrait ou la réduction des effectifs des soldats français engagés dans la région, le président français a tranché en affirmant qu’il n’y aurait pas de baisse «dans l’immédiat».

La veille [lundi, ndlr] le président tchadien Déby Itno a annoncé l’envoi de 1200 soldats dans la zone des «trois frontières».

C’est «une décision forte et courageuse qui viendra conforter la force du G5 Sahel», a jugé le président français, estimant que «la mobilisation internationale en faveur du Sahel n’a au fond jamais été aussi puissante».

Ce sommet a lieu un an après celui de Pau, qui, devant la menace d’une rupture sous les coups de boutoir jihadistes, avait débouché sur un renforcement militaire dans la zone des “trois frontières” et l’envoi de 600 soldats français supplémentaires, les faisant passer de 4500 à 5100.

En dépit des succès tactiques revendiqués, le tableau demeure très sombre au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Plus de huit ans après le début de la crise, quasiment pas un jour ne passe sans une attaque armée, l’explosion d’une mine artisanale ou des exactions contre les civils. La barre des deux millions de déplacés a été franchie en janvier.

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