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Quatre Algériens licenciés pour avoir observé le jeûne en France

الشروق أونلاين
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La mairie de Gennevilliers dans la banlieue parisienne , a suspendu quatre animateurs de colonie de vacances, tous d’origine algérienne, pour avoir observé le jeûne, ce qui met , d’après elle,en danger la vie des enfants de ce camp.

Selon les médias français, cette affaire remonte à la semaine dernière lors d’une visite d’inspection effectuée par une équipe de la sécurité au camp où travaillaient les quatre Algériens, remarquant que ces derniers refusaient de déjeuner en compagnie des enfants encadrés.

Cette équipe a vite convoqué les animateurs leur demandant des explications, dont ces derniers ont répondu, tout simplement, qu’ils faisaient le carême.

Selon Nassim, un des quatre animateurs en question, l’administration a évoqué l’article 6 du contrat du travail lequel stipule que «je devais me restaurer et m’hydrater convenablement et que dans le cas contraire cela pouvait mettre en danger la sécurité des enfants. »

Les moniteurs ont fini par obtenir une «suspension» et on leur a expliqué qu’il ne s’agit plus d’un licenciement et qu’ils seraient payés jusqu’à la fin de leur contrat (le 26 juillet).

L’un des jeûneurs licenciés de leur travail a dénoncé la décision prise par l’administration en indiquant qu’il ne souciait pas de l’argent qu’il gagnait mais il voulait continuer son travail au niveau de ce camp jusqu’à sa fin, d’autant plus que tout se déroulait dans les meilleures conditions.

Dans des déclarations à la presse, les quatre jeûneurs et leur avocat ont affirmé que la décision abusive décidée par l’administration n’est nullement pour crainte de mettre en péril la santé des enfants mais elle ne voulait pas plutôt voir ces jeunes faire carême .

«Ce qui les inquiète n’est plus la santé des enfants, mais ce qui les dérange c’est de nous voir faire le Ramadhan», a déclaré l’avocat des quatre moniteurs.

Affirmant que cette décision est contradiction avec la liberté de culte, les quatre moniteurs déterminés de porter l’affaire en justice.

Pour sa part, le président de l’association de la Mosquée de Marseille, Abderrahmane Ghoul, contacté par Echorouk, a dit que cette affaire dangereuse est la première du genre laquelle, en affirmant qu’elle porte atteinte à la liberté individuelle et à la liberté de culte.

Abderrahman Ghoul a souligné que cette affaire ne passera pas inaperçue en faisant savoir que le Conseil français du culte musulman (CFCM) soutiendra les jeûneurs et envisage de poser plainte s’il le faut, car cette affaire constitue une atteinte à la liberté religieuse.

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