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RCD: le scandale de Sonatrach est un épisode du feuilleton de corruption dans le pays

الشروق أونلاين
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D.R

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) trouve que les scandales qui guettent la 1e compagnie pétrolière du continent à laquelle sont impliqués de hauts responsables de l’Etat, sont une suite du feuilleton de « corruption » qui gangrène quasiment toutes les institutions du pays.

« Ces derniers jours, la justice italienne et canadienne ont ouvert une enquête sur le transfert de sommes colossales d’argent ayant trait au scandale de Sonatrach », a écrit le RCD dans son communiqué publié sur son site web.

Des scandales dans lesquels seraient impliqués des responsables algériens, dont les importantes sommes transférés s’ajoutent à tant d’autres enregistrées dans différents scandales enregistrés tout au long de ces 12 dernières années. Des scandales qui auraient eu lieu grâce aux convergences d’intérêt entre le système  politique et les services de renseignements chargés de réprimer les libertés.

Selon le RCD, cette convergence a donné lieu au phénomène de corruption au sein de milieux dirigeants politiques lesquels ont bénéficié du silence et de la protection des services de renseignements, en considérant que l’affaire « Sonatrach 2 » n’était en effet qu’une nouvelle partie d’un long feuilleton de corruption dans le pays en affirmant une nouvelle fois, selon le RCD, que le clanisme constitue un sérieux obstacle contre le développement du pays.

Quant au message adressé par le Chef de l’Etat aux travailleurs algériens à l’occasion du double anniversaire  de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), le RCD a estimé qu’il suscite plutôt tant d’interrogations qu’il n’apporte d’éclaircissements.

Lorsque Bouteflika dit «je ne peux pas passer sous silence les scandales récemment relevés par la presse et qui touchent la gestion de Sonatrach », ceci signifie bien qu’il s’informe à travers la presse des scandales les plus sensibles comme celui de Sonatrach, au lieu d’être alerté dès le départ par les services de sécurité et de renseignement.

Le parti de Said Saâdi a ajouté  que « la sécurité économique et la dignité de la nation appellent des mesures politiques et symboliques urgentes » d’où il faut limoger dans l’immédiat les ministres cités dans les affaires de corruption et rouvrir les dossiers de l’affaire Khalifa, les marchés conclus entre Sonatrach et Brown-Root et Condor (BRC) en 2007.

Face à ce scandale qui a fait et continue à faire la chronique dans la presse nationale et internationale,  aucun responsable algérien n’a songé démissionner, selon le RCD.

 

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