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Remaniement ministériel: un gouvernement ne reflétant pas la composante de l’APN

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Remaniement ministériel: un gouvernement ne reflétant pas la composante de l’APN

Le chef de l’Etat a annoncé hier la composition du nouveau gouvernement, après quatre mois de la tenue des élections législatives, en nommant de nouveau Premier ministre, en maintenant d’autres à leurs postes et en nommant 15 autres nouveaux ministres, dont quatre sont de présidents de partis.

Le président de la République a mis donc fin aux fonctions de son ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et de son représentant personnel, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN qui s’est taillé la part du lion lors des dernières élections législatives du 10 mai 2012.

Force est de souligner qu’en dépit de la décision prise par le MSP pour boycotter ce nouveau gouvernement, le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika a préféré maintenir son ministre du Commerce, en l’occurrence Mustapha Benbada dans son poste.

Il a été mentionné dans un communiqué de la Présidence, que “Conformément aux dispositions de l’article 79 de la Constitution, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a pris, ce jour (hier ndlr), après consultation du Premier ministre, un décret présidentiel portant nomination des membres du gouvernement”, qui sera dirigé par son désormais Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Après cette nomination faite hier, on peut donc partager les noms qui figurent dans la liste des ministres qui sera sous la houlette de l’ex-ministre des Ressources en Eau, Abdelmalek Sellal, en trois catégories : ceux ayant quitté le nouveau gouvernement, ceux qui arrivent et ceux qui maintiennent leurs portefeuilles.

Il est également à noter que malgré les promesses faites afin d’élargir la représentation de la femme, ne sont pas traduites en acte, car l’on observe que ce nouveau gouvernement ne contient dans sa nouvelle composante que trois femmes.

Ceci dit que la femme sera représentée dans les assemblées élues mais pas dans l’exécutif.

Si l’on observe cette liste de ministres nommée hier par le chef de l’Etat, on se rend compte des noms de Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Belkhadem, Noureddine Yazid Zerhouni, Smail Mimoun et Abdallah Khanafou lesquels ne feront plus partie de ce nouveau gouvernement.

En plus des noms sus cités, l’on ajoute le doyen des ministres algériens, Boubekeur Benbouzid à qui Abdelaziz Bouteflika a mis fin à ses fonctions.

Tout comme, bien entendu, Djamel Ould Abbès (Santé), Hachemi Djiar (Jeunesse et des sports), El Hadi Khaldi (la Formation et l’enseignement professionnels), Saïd Barkat (Solidarité nationale), Nacer Mehel (la Communication), Noureddine Moussa (Habitat) Abdelhamid Temar, ainsi que les deux ministres délégués à savoir Boukrami et Abdelhalim Benatallah qui ne feront pas aussi partie de ce gouvernement.

Ce qu’il faut retenir, c’est la nomination de l’ex-secrétaire général des Travaux publics, Hocine Necib au poste de ministre des Ressources en Eau, le retour de l’ex-ministre de l’Habitat Abdelmadjid Teboune, et l’ex-ministre de la Justice à savoir Mohammed Chorfi.

Abdelatif Baba Ahmed, ex-recteur de l’université de Blida est nommé ministre de l’Education nationale en remplacement de Benbouzid.

Notons également que même des chefs de partis politiques en l’occurrence, Amara Benyounès et Mohammed Said Belaid ont été confiés de gérer respectivement les affaires des ministères de l’Environnement et celui de la Communication.

Abdelaziz Ziari, Mohammed Mebarki et Mohammed Tahmi et Sid Ahmed Ferroukhi ont également nommés respectivement aux postes de ministre de la Santé, de la Formation et de l’enseignement professionnels, de la Jeunesse et des sports et enfin de la Pêche et des Ressources halieutiques.

D’autres ont été maintenus dans leur poste, à l’exception de Chérif Rahmani qui aura à gérer les affaires du ministère de l’Industrie.

Après le maiontien de Mustapha Benbada dans son poste de ministre du Commerce, Bouteflika aurait mis donc mis les dirigeants du MSP, qui ont décidé ne pas prendre part au nouveau gouvernement, entre le marteau et l’enclume.

La question qui se pose à ce sujet : le MSP va-t-il convaincre Benbada de se retirer de ce gouvernement ou va-t-il l’exclure de sa formation ?

Tout porte à croire que Benbada ne devra pas renoncer à cette mission que lui confie le chef de l’Etat par le biais d’un décret présidentiel.

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