Requête populaire appelant à l’application de la peine de mort
Des acteurs de la société civile s’apprête à lancer et à remettre une pétition au gouvernement et au parlement réclamant l’application de la peine de mort contre les auteurs de crime, d’enlèvement à l’égard notamment des enfants.
« Nous le peuple algérien, appelons le gouvernement et le Parlement algériens à faire appliquer la peine de mort à l’encontre des agresseurs et criminels, car nous croyons que cela mettra fin aux crimes odieux auxquels notre société est confrontée. Nous réclamons également la mise en place de centres de rééducation au profit de notre jeunesse », est-il mentionné dans la requête écrite en trois langues.
Cette pétition intervient après les deux crimes lâches auxquels ont fait l’objet récemment les deux fillettes, Chaimaa et Soundous, âgées respectivement de 8 et 6 ans. Des crimes qui ont sensiblement secoué l’opinion publique algérienne.
En dépit du soutien populaire en faveur de l’application de la peine de mort à l’encontre des auteurs de crime, de viol et de trafic de drogue, les ligues et organisations des droits de l’homme à l’image de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (Cncppdh) s’opposent et proposent de lourdes peines (réclusion) à infliger aux criminels en remplacement de la peine capitale.
Pour rappel, la dernière exécution en date en Algérie remonte à 1993 après les attentats ayant ciblé l’aéroport international Houari Boumediène à Alger qui ont fait des dizaines de morts.
En 2010, le gouvernement algérien a annoncé officiellement son accord quant à l’abolition de la peine de mort et adhérer à la Convention internationale contre la peine de mort après la ratification, il y a quelques mois, de la résolution de l’ONU n° 149/62 du février 2008.