Santé scolaire : des visites médicales «uniquement» aux élèves de première année primaire
Les visites médicales aux élèves ne sont plus assurées, mis à part à ceux de la première année primaire. En effet, le ministère de l’ Éducation nationale n’assurera plus ces visites pourtant importantes pour la santé des élèves. Cette décision résulterait de l’incapacité du ministère de la Santé d’assurer la couverture sanitaire des huit millions d’élèves que compte l’Algérie.
Ne digérant pas cette décision, le président des associations des parents d’élèves, Ahmed khaled, s’est indigné contre cette décision d’une part et a sévèrement critiqué la qualité médiocre des visites médicales assurées pour les élèves du primaire. En effet, il affirmera dans ce contexte que les contrôles médicaux ne sont pas conformes aux normes sanitaires modernes. Ainsi, il a mis en exergue la nécessité d’utiliser les moyens modernes.
Selon lui, certains élèves ne bénéficient d’un contrôle médical qu’une fois tous les trois ans, voire cinq ans dans certains cas. «Le milieu scolaire connaît chaque année la prolifération des maladies d’estomac qui nécessitent un sérieux suivi médical des élèves à chaque trimestre», a-t-il dit. D’autre part, Ahmed Khaled regrette l’inexistence d’équipes médicales permanentes, composées d’un médecin, dentiste, psychologue et infirmier, au niveau des établissements scolaires. Outre la prolifération des maladies de l’estomac, notre interlocuteur nous a affirmé que les maladies chroniques touchent de plus en plus d’élèves. Pour illustrer ses propos, il dira que le nombre d’élèves souffrant de problèmes de vue dépasse les 147 600.
Pour rappel, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a consacré 265 millions de dinars pour assurer la santé scolaire pour l’année 2012-2013. Parallèlement à cela, un plan national de santé dans le milieu scolaire a été mis en œuvre par le ministère de l’Éducation nationale en collaboration avec le ministère de la Santé. Ce plan devrait mobiliser 1 539 médecins généralistes, 1 329 dentistes, 1 067 psychologues et 1 968 paramédicaux. Cependant ces moyens humains demeurent très insuffisants comparativement au nombre très important d’élèves scolarisés dans les trois paliers.