Séismes en Iran : au moins 227 morts, fin des opérations de secours
Le bilan des deux importants séismes qui se sont produits samedi dans la région montagneuse de Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran, a été revu à la baisse dimanche matin, à 227 morts et 1380 blessés. Un précédent bilan faisait état de 250 morts et plus de 2000 blessés.
«Les opérations de recherche et de sauvetage sont terminées, nous nous attelons maintenant à assurer les besoins en hébergement et en nourriture des survivants», a précisé le ministre de l’Intérieur Mostapha Mohammad Najar. Selon le ministre, «la moitié des 600 villages de la zone ont été détruits entre 40 et 100%».
55 répliques ont frappé la région
Les deux séismes d’une magnitude de 6,2 et 6, dont les épicentres se trouvaient respectivement à Ahar et Varzeghan, ont frappé la région à 16h53 (14h23 heure de Paris) et 17h04 (14h34 heure de Paris) samedi. La plupart des hommes travaillaient dans les champs au moment de la catastrophe alors que les femmes et les enfants étaient à la maison, ce qui explique que la plupart des victimes soient des femmes et des enfants surpris à l’intérieur des habitations, construites en briques ou en terre. Depuis, plus de 55 répliques de moindre importance ont frappé la région.
«Je travaillais sur mon tracteur à la ferme lorsque j’ai senti la secousse qui m’a fait tomber», a affirmé Ghanbar Mehdizade, un agriculteur de 40 ans. «Dieu merci, ma famille travaillait avec moi dans le champ» et n’a pas été touchée, ajoute-t-il.
31000 morts dans le séisme de Bam en 2003
Dans le petit village de Bajé-Baj (414 habitants), à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Tabriz, on compte 33 morts, en majorité des femmes et des enfants. Les corps sont regroupés à l’extérieur. Des femmes sanglotent et gémissent autour d’une vingtaine de corps de proches alors que les hommes recherchent désespérément dans les ruines des habitations de possibles survivants.
Les équipes de secours et celles du Croissant rouge sont sur place depuis la veille. Tentes, couvertures, vêtements, nourriture et eau sont distribués aux sinistrés. Aux premières heures du matin, le trafic augmente sur les routes montagneuses de la région avec de nombreux secouristes et de véhicules transportant de l’aide pour les habitants de la région, a constaté un journaliste de l’AFP. Des ambulances circulent très rapidement mais sans sirènes sur les routes de la région pour emmener les blessés.
L’Iran est situé sur plusieurs failles sismiques importantes et a connu de nombreux tremblements de terre dévastateurs. Le séisme le plus meurtrier ces dernières années a tué 31 000 personnes, soit un quart de la population, dans la ville de Bam (sud) en décembre 2003.