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Syrie/réunion ministérielle de l'ONU: Fabius et Hague seront à New York

Syrie/réunion ministérielle de l'ONU: Fabius et Hague seront à New York

Les ministres français et britannique des Affaires étrangères, Laurent Fabius et William Hague, assisteront jeudi à New York à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie, les trois autres membres permanents du Conseil étant représentés par leurs ambassadeurs.

Selon des sources diplomatiques, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Susan Rice, participera à cette réunion ministérielle, convoquée par Paris pour lancer un “appel à la conscience mondiale et à la mobilisation” humanitaire, a-t-on ajouté de mêmes sources. Russie et Chine ne dépêcheront pas non plus de ministre.

La Jordanie, le Liban, la Turquie et l’Irak, pays voisins de la Syrie, invités par M. Fabius qui présidera la réunion, seront représentés par un ministre et le Haut commissaire aux réfugiés Antonio Gutierrez sera également présent.

Alors qu’Ankara qui accueille déjà quelque 80.000 réfugiés syriens, a réclamé la création de zones tampons en Syrie pour accueillir les populations fuyant la répression du régime de Bachar al-Assad, Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, a à nouveau demandé mercredi à l’ONU d’assurer leur protection, avant de d’envoler pour New York.

Laurent Fabius a assuré mercredi sur la radio France Inter que cette question des zones tampons serait évoquée jeudi à l’ONU, même si “c’est très compliqué”.

“A New York, l’idée c’est à la fois de mettre le projecteur sur toutes les questions humanitaires (…) et de soulever des questions : quid de la possibilité d’un gouvernement alternatif ? Est-ce qu’on peut faire des zones tampons ? Quels problèmes se posent?”, a-t-il dit.

Selon M. Fabius, pour protéger le flot toujours grandissant des réfugiés syriens dans les pays limitrophes –quelque 300.000– a-t-il affirmé, il est “impossible de mettre en place une zone tampon sans sécurité aérienne”.

Or, de source diplomatique, on explique qu’une zone tampon implique une zone d’exclusion aérienne et que cette décision d’exclusion ne peut se prendre sans une résolution de l’ONU. “Pour le moment, c’est difficile”, commente ce diplomate, compte tenu des veto russe et chinois qui ont bloqué à trois reprises des résolutions sur la Syrie impliquant des sanctions ou des mesures coercitives.

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