Tahmi: «C’est moi qui ai décidé d’annuler le déplacement des Verts au Qatar»
Les autorités algériennes n’avaient pas reçu une invitation officielle de leurs homologues qataries pour le déplacement des Verts pour assister à la cérémonie organisée en leur honneur par l’émir du Qatar Cheikh Tamin Bin Hamad Al Thani, a révélé le ministre des Sports, Mohamed Tahmi.
Invité du Forum d’Echorouk, le ministre des Sports a précisé que « le déplacement des Verts au Qatar devait répondre à des procédures officielles, à travers l’envoi par le Qatar d’une invitation à la FAF qui de son côté la remettra au ministère de tutelle qui donnera ainsi son avis ».
« Il a fallu formuler une invitation officielle pour que la sélection puisse quitter le territoire national en direction de Doha, mais les choses s’étaient déroulées autrement et ce à travers d’une communication téléphonique entre le directeur général de «Ooreedo», Joseph Ged et le président de la FAF, Mohamed Raouraoua. Cette démarche est en contradiction avec les lois en vigueur chez nous », a souligné le professeur Tahmi ajoutant avoir pris en personne la décision d’annuler le déplacement des Verts au Qatar. « C’est moi qui ai décidé d’annuler le voyage de l’EN à Doha. Toutefois, je me suis réuni avec les joueurs à l’aéroport et n’ai pas empêché certains éléments liés de contrat avec Ooreedo d’effectuer le voyage », a tenu à préciser lundi l’invité du Forum d’Echorouk.
Par ailleurs, il estime que cette annulation ne devrait pas affecter les relations entre les deux pays, jugeant que tout s’est passé normalement sans autant susciter la réaction des Qataris.
Bouteflika n’a pas ordonné de maintenir Halilhodzic à la tête de la sélection
Le ministre des Sports a expliqué également que l’Etat algérien ne s’ingère pas dans les questions techniques de la FAF, indiquant que le président Bouteflika n’avait pas ordonné de reconduire le coach Halilhodzic à la tête de la barre technique des Verts mais il a juste proposé de lui renouveler son contrat après avoir qualifié l’équipe au second tour du Mondial.
«Il n’y a aucune ingérence dans les affaires de la Fédération algérienne de football. Le président Bouteflika a demandé lors d’une audience accordée à Raouraoua et Halilhodzic de trouver une solution au sujet du sélectionneur, dont le contrat a expiré après le Mondial. En vérité, je n’étais pas présent lors de cette cérémonie mais je pense que le Président n’a pas ordonné de renouveler le contrat du coach Halilhodzic», a poursuit le professeur Tahmi.
« Il y avait des pourparlers engagés entre la FAF et le coach qui n’ont abouti à rien. La FAF est une institution responsable de la gestion du sport qui mérite du respect, d’autant qu’elle soit une institution de l’Etat. Le ministère jouit de droit légalement de désigner des membres des fédérations lors des assemblées générales, mais j’ai opté pour laisser la liberté et l’indépendance dans la gestion à toutes les fédérations », a-t-il dit.
La FAF est libre de fixer le salaire du coach
Au sujet de la nomination d’un successeur de Halilhodzic, le ministre a indiqué que le gouvernement ne plafonne pas le salaire du sélectionneur national surtout si la FAF est en mesure de lui payer son salaire, affirmant que l’annonce du nouveau coach des Verts est prévu pour le 19 juillet prochain. « La FAF est libre d’engager tout entraîneur et à montant élevé, à condition qu’elle le rémunère et non pas l’Etat », précise-t-il.
Il est faux de penser remporter la CAN-2015
Le ministre Tahmi estime qu’il est faux de fixer le titre de championne d’Afrique comme objectif principal à l’occasion de la CAN-2015. « Il est faux de dire qu’on aille au Maroc pour remporter la Coupe d’Afrique. Le but principal, c’est de préserver cet important acquis qui est le grand niveau montré lors du Mondial. Nous participerons à la CAN-2015 pour jouer le titre. Le plus important en tout cas, c’est de mettre tous les moyens à la disposition de la sélection pour réaliser des résultats probants», juge-t-il.
La Fédération a négocié avec Carlos Queiroz et Gourcuff
Le ministre des Sports a révélé que le nom du successeur de Halilhodzic sera dévoilé lors de la prochaine réunion du bureau fédéral et que la Fédération a engagé des négociations avec plusieurs entraîneurs, en l’occurrence le Portugais Carlos Queiroz et le Français Christian Gourcuff. Ce dernier semble le plus proche de prendre les rênes des Verts. « Rien n’est officiel avant la réunion du bureau fédéral prévue le 19 juillet, et au cours de laquelle ses membres désigneront le nouvel entraîneur de l’EN », a-t-il confié.
Le ministre de la Défense français n’était pas intervenu pour Gourcuff
Dans un autre contexte, il a démenti qu’il y ait une médiation pour la nomination du futur sélectionneur des Verts, considérant que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian n’est pas intervenu auprès du Premier ministre, Abdelmalek Sellal au profit de Gourcuff mais il lui a conseillé de s’attacher les services du technicien français. « Il n’y a pas d’intervention étrangère sur ce sujet, et ce qu’a fait le ministre français de la Défense n’était qu’une sorte d’un conseil qu’il a donné à son ami le Premier ministre, Abdelmalek Sellal », explique-t-il.