Transferts illicites des capitaux: la sonnette d’alarme est tirée!
Djilali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption a tiré la sonnette d’alarme quant au transfert illicite de devises -via les aéroports et ports du pays- vers l’étranger qui prend des proportions très inquiétantes.
Dans une déclaration à Echorouk, Le président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption a indiqué que les sommes destinées au transfert illicite interceptées ne reflétaient nullement les sommes réelles qui passent entre les mailles du filet des contrôleurs. Selon lui, elles sont essentiellement destinées vers la Turquie et la Tunisie.
Par ailleurs, le représentant de Transparency International a mis en garde contre une hausse des sommes d’argent en devise transférées illicitement via les points de passage frontaliers à l’Est du pays, rappelant la dernière opération en date qui a permis, rappelons-le, la saisie de 2 millions d’euros enfouis dans une voiture touristique, dont le conducteur serait âgé d’une vingtaine d’années.
“Je ne pense pas que ce jeune homme soit à l’origine de cette opération. Il y a d’autres parties et des réseaux qui seraient derrière dont il fallait enquêter sur leurs activités”, a-t-il estimé.
Djilalai Hadjadj a soutenu qu’il y ait complicité de certains groupes dans le blanchiment d’argent et le transfert illicite des capitaux vers l’étranger pour l’acquisition des biens immobiliers.
Pour étayer ses dires, il a tenu à rappeler que les journaux français et espagnols ont rapporté que les Algériens font partie des ressortissants ayant acheté le plus de biens immobiliers à Paris, Alicante, Rome, Istanbul ainsi que dans d’autres capitales du monde.
“Nous ne sommes pas encore parvenus à lutter contre les phénomènes négatifs car la corruption prend de l’ampleur et qui devient un phénomène à dimension internationale”, a-t-il soutenu, regrettant également l’absence d’une réelle volonté pour la lutte contre le phénomène.
A ce propos, il s’est demandé pourquoi le gouvernement n’a pas régulé le marché de change, appelant à la création des points de change dans chaque commune.
Interrogé sur la non-saisine de la justice suite aux dépassements enregistrés à cet effet, notre interlocuteur l’a imputée aux vides juridiques contenus dans la législation algérienne, insistant sur la nécessité à ce quoi la loi sur les associations et la lutte contre la corruption soit révisée de sorte de pouvoir se constituer comme partie civile.
Imène Aouimer / Traduit par: Moussa. K.