Ugta:Vers le retour des crédits à la consommation
Le crédit à la consommation destiné à la consommation locale serait de retour à la fin du mois en cours, et ce à l’exception de ceux destinés à l’acquisition de véhicules.
L’expert international en économie, Abdelmalek Mebarek Serrai, et représentant de la Centrale syndicale a indiqué que la décision prise par les autorités portant le retour du crédit à la consommation supprimé dans le cadre de la Loi de finances complémentaire (LFC) 2009 devrait être rétabli au plus tard le 20 janvier prochain.
Une proposition qu’avait faite le Secrétaire général de l’Ugta lors de la dernière tripartite regroupant le Gouvernement, le Patronat et l’Ugta.
Les mesures prises à ce sujet incluent la production nationale des entreprises nationales publiques et privées, les entreprises mixtes dont les autorités algériennes détiennent au moins 40p.cent des actions à l’exception de l’acquisition de véhicules.
Ces mesures sont destinées en premier lieu à l’acquisition des produits électroménagers, téléviseur, machine à laver, réfrigérateur…etc.
Avant d’accorder des crédits aux citoyens, les entreprises nationales devraient conclure dans les semaines à venir des conventions avec des banques.
Abdelmalek Mebarek Serrai a déclaré à Echorouk que les autorités ont décidé l’allègement des mesures administratives aux citoyens désireux de bénéficier de ce type de crédit, dont le citoyen n’aura qu’à présenter un certificat de résidence et une copie de sa carte nationale d’identité (CNI).
S’agissant de crédit à la consommation destiné à l’acquisition de véhicules, l’expert en économie a estimé que cette mesure pourrait être appliquée après la mise en œuvre d’une filiale de fabrication de voitures en Algérie.
Il a ajouté que le retour du crédit à la consommation entre dans le cadre du lancement et d’encouragement de la production nationale, de la réduction des importations ainsi que la redynamisation de la production industrielle.
S’agissant de la production industrielle, l’expert a souligné que l’activité de divers secteurs est très limitée.
Pour étayer ses dires, il a indiqué que la plupart des secteurs n’ont pas déboursé en 2010 les budgets qui leur avaient été accordés à l’exception du ministère de la Solidarité nationale.