L'Amérique latine se mobilise contre Israël: les Arabes embarrassés

date 2014/08/01 views 1842 comments 7
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icon-writer Assia.C/version française:Rachel Hamdi

L'opération israélienne dans la bande de Ghaza est entrée dans sa quatrième semaine. Les condamnations de la communauté internationale se multiplient, notamment après l'attaque d'une école de l'ONU.

Paradoxalement, les pays arabes gardent le silence. Ils sont loin d'être sur la même longueur d'onde. L'Egypte, tout d'abord, n'est pas vraiment fâchée de ce qui arrive au Hamas, même si Le Caire s'est empressé de proposer un cessez-le-feu. Le Hamas, proche des Frères musulmans, ennemi juré du gouvernement égyptien, a qualifié la proposition de l'Egypte de « marché de dupes ».

Au moment où la Nation arabe a adopté le silence comme riposte ultime au génocide israélien les pays de l’Amérique latine se sont mobilisés contre Israël.

Jusqu’ici ce sont le Chili, l’Équateur, le Brésil et le Pérou qui ont pris la décision de rapatrier leur ambassadeur en Israël. Désormais, le Salvador se joint à ce geste hautement symbolique en terme de soutien aux victimes palestiniennes à Ghaza. Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, n’a pas manqué de critiquer cette décision : « Israël exprime sa profonde déception vis-à-vis de la décision hâtive des gouvernements du Salvador, du Pérou, et du Chili à rappeler leur ambassadeur. Cette initiative constitue un encouragement pour le Hamas.

Le ministre des Affaires étrangères au Chili avait quant à lui expliqué son choix en parlant de « l’escalade des opérations militaires israéliennes à Ghaza ».

Bien que le Chili ait condamné l’envoi de roquettes du Hamas sur l’Etat sioniste, il a néanmoins affirmé que « l’échelle et l’intensité des opérations israéliennes à Ghaza violent le principe de proportionnalité dans l’usage de la force, une exigence essentielle pour justifier de légitime défense ».

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a qualifié de “massacre” les bombardements aveugles de l'armée d’occupation israélienne contre les populations désarmées de Ghaza. “Ce qui se passe à Ghaza est quelque chose de dangereux. Il s'agit d'un massacre et d'une action disproportionnée”, a affirmé la présidente. En Argentine, ce pays qui reconnaît la Palestine comme un Etat indépendant, la présidente Cristina Fernández de Kirchner a conduit la manifestation dans la capitale argentine contre l’agression barbare sur Ghaza.

 

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