Fillon, « louangeur » du colonialisme candidat de la droite à la présidentielle

date 2016/11/28 views 1406 comments 0
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icon-writer Abderrazak. B / version française: Moussa. K

L’ancien premier ministre français et louangeur du passé colonial de son pays, François Fillon a remporté dimanche le second tour de la primaire de la droite en s’imposant largement sur son rival, Alain Juppé.

Selon les résultats provisoires de la primaire de la droite, avec 10 008 bureaux sur 10 228 dépouillés, le député de Paris (Fillon) obtient 66,5 % des suffrages avec 2 851 487 voix. Avec 1 435 667 voix, Alain Juppé obtient 33,5 % des suffrages et n’arrive en tête que dans deux départements. Il a rapidement reconnu sa défaite.

Peu après l’annonce des résultats, le candidat perdant, Alain Juppé a tenu à féliciter François Fillon pour sa « large victoire » et lui souhaiter « bonne chance pour sa campagne et la victoire à la présidentielle de mai 2017 », tout en l’assurant de tout son « soutien ».

« Mes valeurs, je les défendrai… », a adressé Fillon à ses électeurs « les plus attachés aux traditions », avant de se projeter sur l’élection présidentielle de 2017 en soutenant: « Notre projet est le seul qui puisse nous hisser vers le haut. J'ai le devoir de redonner confiance. (...) La gauche, c’est l’échec, l’extrême-droite, c’est la faillite».

Des observateurs prédisent un face-à-face au second tour entre François Fillon et Marine Le Pen en raison d’une baisse continue de la côte de la popularité du président français, François Hollande.

De plus, ils le donnent largement favori pour succéder à Hollande lors des élections présidentielles françaises  prévues en mai 2017.

Les médias français estiment le vainqueur incarne relativement la même politique de Sarkozy, notamment en ce qui concerne l’immigration.

Vu ses discours de campagne et ses propos relayés par la presse hexagonale, Fillon est considéré comme le pire candidat de la droite pour les communautés étrangères établies en France ainsi que pour les immigrés d’autant plus qu’il ait promis d’organiser un référendum, lui qui envisage de durcir la politique migratoire et les mesures sur l’asile.

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