10.000 DA pour préserver la fertilité chez les couples atteints de cancer
Conscients des impacts sur les fonctions reproductives, des dizaines de couples algériens qui se soignent pour un cancer par la radiothérapie ou la chimiothérapie décident de congeler des cellules reproductrices (ovocytes et spermatozoïdes) pour les réutiliser dans le futur. C’est ce qu’a révélé Farid Djendar, président de la Société algérienne de médecine de la reproduction (SAMERE).
Pour Djender, ce procédé constitue une solution adéquate pour ne pas priver les couples et les jeunes -qui s’apprêtent à se marier- d’enfants et une garantie pour la poursuite de leur descendance.
Selon le président de Samere, le coût du processus de congélation des cellules reproductrices ne dépasse pas les 10.000 dinars (1 million de centimes), auquel s’ajoutent -bien entendu- les frais d’intervention médicale, les médicaments ainsi que les coûts versés annuellement pour la préservation de la fertilité.
Djender a affirmé par ailleurs que sa clinique à Aïn Taya, à l’est d’Alger, reçoit plusieurs dizaines de cas. Dès que le concerné soit informé d’atteinte d’un cancer, le médecin le questionne s’il est marié ou célibataire ou s’il désire d’avoir d’enfants à l’avenir. Ensuite, il l’oriente vers des adresses pour se faire une idée bien claire.
La fertilité reste en vérité intacte pendant plusieurs années et les ovocytes et spermatozoïdes ne sont détruits que si les concernés le décident ou après leur décès.
Par ailleurs, il a tenu à rassurer quant aux craintes de confusion d’échantillons prélevés, ajoutant que tous les moyens sont réunis pour éviter la moindre erreur.
Il ajoute que l’Algérie compte 15 centres de procréation médicalement assistés, dont un relevant du secteur public à l’hôpital Parnet, actuellement Nafissa Hamoud.
Les résultats réalisés par ces centres sont, à ses yeux, meilleurs que ceux de la France, de la Tunisie et de la Jordanie que les Algériens fréquentent en l’absence d’information et de renseignement.
L’interlocuteur a souligné que l’infertilité était en hausse en Algérie, estimant que 7 hommes sur 10 en souffrent.