« 200 milliards de DA pour maintenir les prix en Algérie»
L'Etat a injecté 200 milliards de Da environ 3 milliards de dollars durant la crise alimentaire mondiale pour maintenir les prix des produits alimentaires à des niveaux raisonnables, a affirmé hier le ministre de l'Agriculture et du développement rural, M. Rachid Benaïssa.
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La crise alimentaire mondiale “a été pour nous un avertissement fort quant à la nécessité de mobiliser toutes les ressources naturelles, humaines et financières en vue d’optimiser la performance du secteur agricole et d’améliorer le niveau de la sécurité alimentaire du pays”, a précisé M. Benaïssa lors d’une rencontre avec les cadres du secteur.
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Pour faire face à de telles crises, le ministre a préconisé la réduction des importations et l’optimisation de l’exploitation de la production nationale, appelant à “évaluer les performances et à analyser les problèmes et les entraves auxquelles le secteur agricole est confronté à l’échelle nationale, en dégageant une vision prospective pour le secteur”.
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Il a, en outre, souligné le nécessaire augmentation de la productivité agricole et de la production alimentaire en réduisant leurs coûts et appelé à limiter les effets négatifs qui découleraient de la hausse des prix des produits alimentaires sur les perspectives d’une plus importante croissance du pays.
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C’est dans ce cadre que s’inscrit “le Programme national d’appui au renouveau rural 2007-2013”, a-t-il rappelé, précisant qu’il “représente une nouvelle vision complémentaire d’un aménagement équilibré et intégré du territoire fondé sur le rapprochement et l’accompagnement de la population rurale dans le but de créer une dynamique et des plans d’action inspirés des initiatives et des idées de tous les acteurs dans ces régions”. Cela permettra, a-t-il ajouté, “d’accélérer la mise en oeuvre de tous les projets liés au secteur agricole”.
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M. Benaïssa a également évoqué les mécanismes de mise en oeuvre de la politique du développement rural de proximité et les voies de réalisation du développement durable dans le monde rural à travers, a-t-il dit, la définition des objectifs et l’identification des ressources naturelles et économiques et des compétences de la population rurale.
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Il s’agit, dans ce contexte, de proposer des projets de proximité, à travers les cellules d’animation rurale, qui seront accompagnés techniquement et financièrement jusqu’à leur réalisation effective avec le soutien des différents dispositifs et des banques, a précisé le ministre.
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Ces projets doivent démarrer de la base, a insisté le ministre qui a assuré que des facilités seront accordées à tous les intervenants, et ce, dans le cadre d’une nouvelle vision et à la faveur de nouveaux moyens d’intervention garantissant la sécurité alimentaire et le développement durable dans le monde rural, à même d’en faire un espace d’activités productives préservant la richesse.
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Le responsable a, dans ce cadre, mis l’accent sur la nécessaire décentralisation de l’activité du développement rural. Concernant les mécanismes du renouveau rural, M. Benaïssa a souligné qu'”il s’agit de confier la gestion aux responsables locaux dans un premier temps et de cristalliser ensuite le projet de proximité dans le domaine du développement rural intégré”. Il s’agit, en d’autres termes, de “l’intervention des acteurs dans l’espace rural afin de rationaliser l’utilisation des ressources financières pour construire un projet de proximité”, a expliqué le ministre.