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3000 € aux experts américains ayant élaboré la loi sur les hydrocarbures de 2005

الشروق أونلاين
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D.R
Le siège du ministère de l'Energie et des mines

L’inspection générale des finances a entamé une série d’investigations dans l’enceinte de l’Agence nationale pour la revalorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) suite aux contrats passés à l’amiable entre cette dernière et le Bureau américain d’expertise et de consultation (Bob Prestige).

Ces contrats conclus entre l’Alnaft et ce bureau d’expertise américain portent sur l’élaboration du statut particulier de l’Agence, des textes de loi relatifs au secteur des hydrocarbures, dont la mouture  de la loi sur les hydrocarbures de Chakib Khelil ainsi que des textes de loi relatifs au contrôle des compagnies pétrolières étrangères activant au Sud algérien.   

Plusieurs transactions ont également été signées ,à l’amiable, avec la société américaine «  Schlumberger » pour la mise en place d’une banque d’informations numériques au profit du secteur des hydrocarbures en Algérie. Cette transaction a été estimée à 8.45 millions de dollars, laquelle s’ajoute à celles conclues avec la compagnie américaine « Bob Prestige » qui porte le nom de son propriétaire. Ce dernier serait un ami intime de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, bénéficiait de 50% du budget de l’Alnaft.

Ces investigations menées par l’inspection ne se limitent pas à ce niveau, car elles s’étendent aux appartements loués en faveur du président de ladite agence et son secrétaire général.  

Ces investigations font suite à la décision prise par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi portant le gel du partenariat avec la société américaine « Bob Prestige »  après avoir découvert de nombreuses anomalies incluses dans les marchés conclus entre cette dernière et l’Alnaft.

L’ancien ministre de l’Energie et des Mines, pointé du doigt dans les scandales de Sonatrach, aurait ordonné au DG de l’Alnaft de conclure à l’amiable des contrats les liant avec Bob Prestige. D’ailleurs, il a été mentionné dans une clause de ce contrat le montant de 3000 euros que perçoit quotidiennement chaque expert américain du Bob Prestige,  leur prise en charge totale par l’Alnaft pendant leur séjour en Algérie à l’hôtel Sheraton ainsi que leurs billets d’avion (aller/retour) entre Alger et Boston.          

La compagnie américaine en question avait élaboré des textes de loi relatifs à la loi sur les hydrocarbures 05-07 en langue anglaise et sans autant tenir suffisamment compte des lois algériennes. Par conséquent, de graves erreurs ont été constatées dans cette loi.

Soumis au gouvernement et au Conseil des ministres, ce texte de loi élaboré par la société américaine a été passé sans que ses erreurs ne soient soulevées avant que des experts de Sonatrach ne les découvrent et avertissent ensuite le secrétariat général du gouvernement sur leur gravité.

En dépit des observations des experts de Sonatrach, l’Alnaft n’a guère pris le soin de les rectifier de crainte que d’autres scandales ne soient divulgués.

L’ex-ministre avait octroyé alors de larges pouvoirs à l’Agence nationale pour la revalorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) en vertu desquelles elle octroie de son côté aux compagnies étrangères d’autorisation d’exploration du gaz du pétrole.

Ces prérogatives accordées à l’Alnaft ont été gelées en 2010 après avoir découvert les nombreux avantages accordés à certaines firmes étrangères en matière d’exploration du gaz et du pétrole au Sud algérien.      

 

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